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Renault hésite entre manipulation et espionnage

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Patrick Pélata tirera toutes les conséquences de l’affaire Renault.

Renault hésite entre manipulation et espionnage © Renault

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Dans une interview au Figaro datée du 4 mars, le directeur général du constructeur confie que le groupe a des « doutes » dans l’affaire d’espionnage qui agite l’opinion publique depuis le mois de janvier.

A ce jour, aucune trace d’espionnage ni de compte bancaire à l’étranger n’ont été découverts dans l’enquête. Il reconnaît « avoir commis une erreur en ne faisant pas appel à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) plus tôt ». En effet, depuis août le groupe menait une enquête interne pour mettre en lumière les éléments destinés à appuyer les soupçons d’espionnage.

Le directeur général évoque donc deux hypothèses quant à l’issue de l’affaire : « soit nous sommes face à une affaire d'espionnage et un cadre de la direction de la sécurité protège sa source envers et contre tout, explique-t-il. Soit Renault est victime d'une manipulation, dont on ignore la nature mais qui pourrait prendre la forme d'une escroquerie. »

Dans ce dernier cas, il explique que la personne à l’origine de la manipulation doit avoir une « bonne connaissance du fonctionnement interne de la société ». Il assure qu’il proposera la réintégration des trois cadres licenciés et une réparation de toute injustice. « Nous avons particulièrement à cœur à ce que cette affaire débouche sur la vérité », précise le directeur général.

A l’issue de l’enquête, il affirme que Renault en tirera toutes les conséquences, jusqu’à lui. « Carlos Ghosn, président de Renault et Nissan, décidera et s'exprimera lorsque l'enquête sera définitivement close et que le procureur en aura donné toutes les conclusions », explique-t-il.

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, souhaite que la direction tire en effet toutes les conséquences dans ce dossier : « ce qui compte aujourd'hui, c'est qu'on arrive à la vérité, qu'on y arrive rapidement, que si les soupçons étaient infondés, justice soit rendue, confiance soit restaurée et réparation soit payée ». 

Pour l’heure, l’enquête se poursuit dans les formes de droit, comme a tenu à le préciser le directeur central du renseignement intérieur, Bernard Squarcini. Sans révéler la moindre information : « tous les commentaires basés sur des sources proches du dossier sont dénués de tout fondement ».

 

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