Renault espère que les futures normes européennes épargneront les véhicules hybrides

Les véhicules hybrides sont-ils dans le collimateur de la Commission européenne ? Devant les parlementaires français, le directeur général de Renault a décrit les enjeux des futures normes européennes anti-pollution pour le secteur automobile.

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Renault espère que les futures normes européennes épargneront les véhicules hybrides
Les parlementaires français ont auditionné Luca De Meo, directeur général de Renault, mercredi 7 juillet.

La tension monte dans le secteur automobile. Mercredi 14 juillet, la Commission européenne devrait dévoiler une nouvelle proposition de normes anti-pollution pour les véhicules légers. Les rumeurs vont bon train sur une éventuelle sortie des moteurs thermiques dès 2035. Le 7 juillet, devant les parlementaires français, le directeur général de Renault a milité pour que les véhicules hybrides échappent à cette interdiction, argumentant qu'une transition énergétique trop rapide fragiliserait l'emploi de la filière.

Renault veut sauver l'hybride et l'hybride rechargeable

Plusieurs discussions ont cours au sein de l'Union européenne sur le durcissement des objectifs de CO2 que la Commission devrait présenter. Les négociations portent également sur la nouvelle norme de pollution plus stricte Euro 7 envisagée pour 2025 et sur l'interdiction des moteurs thermiques dans les ventes de voitures neuves à l'horizon des deux prochaines décennies.

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"Notre position est de pouvoir, à cette échéance-là, sauver pas seulement l'électrique, mais aussi l'hybride et l'hybride rechargeable", a expliqué Luca de Meo, directeur général de Renault, lors d'une audition devant la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. "Nous pensons qu'avec une configuration comme celle-là, nous pourrons gérer parce que nous sommes préparés", a-t-il assuré.

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Luca de Meo plaide pour des "zones franches vertes"

Les véhicules hybrides, qui associent un moteur essence et une motorisation électrique, sont considérés comme une technologie de transition entre la flotte actuelle dominée par les voitures thermiques et le tout électrique à batterie ou à pile à combustible. Selon Luca de Meo, une transition trop rapide vers les véhicules électriques menacerait 50 000 emplois dans la filière mécanique en France. Mais ce basculement pourrait créer 350 000 emplois s'il était bien géré.

L'électrification à marche forcée des véhicules dans le monde fait craindre d'importantes suppressions d'emplois, surtout chez les équipementiers automobiles, une motorisation électrique nécessitant beaucoup moins de composants qu'une motorisation thermique. Les nouveaux métiers dans l'électronique de puissance et les batteries peuvent néanmoins compenser ces pertes d'emplois.

Comme il l'avait fait devant le président de la République lors de son déplacement à l'usine de Douai (Nord) le 28 juin, le directeur général de Renault a une fois de plus plaidé à ce sujet pour la création de "zones franches vertes" pour ces nouvelles technologies. Un tel dispositif se traduirait par des abattements sur les impôts de production et sur les charges sociales afin de réduire l'écart de coût de main d'oeuvre entre la France et ses voisins européens.

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Avec Reuters (Reportage Gilles Guillaume, avec la contribution de Bertrand Boucey, édité par Jean-Michel Bélot)

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