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L'Usine Auto

Renault en Algérie, une question de géopolitique

Publié le

Alors que des mouvements sociaux frappent le pays, le constructeur Renault prépare depuis plusieurs mois son retour sur le sol algérien. Non sans difficultés et concurrence.

Renault en Algérie, une question de géopolitique © Studio Pons

Près de 40 ans après avoir arrêté la production de la Dauphine sur place, Renault veut revenir en Algérie avec une nouvelle usine de fabrication. Mais ce retour prend du temps, pour des raisons diplomatiques avant tout. 

A la direction de Renault, on assure qu’il n’y a aucune avancée dans le dossier. Pourtant depuis plusieurs jours, les déclarations se multiplient autour du projet d’une usine en Algérie.

Le 3 janvier, le ministre algérien de l’Industrie, de la PME et de la promotion des investissements, Mohammed Benmeradi, a considéré que « les nouvelles propositions du groupe sur le projet étaient acceptables », mettant l’accent sur les attentes de la partie algérienne.

Selon lui, Renault serait prêt à produire 75 000 unités par an avec une gamme de quatre modèles, contre 50 000 véhicules dans les premières propositions. Il aurait surtout accepté d’associer l’Algérie au processus de commercialisation des voitures produites dans la future usine.

Algérie versus Maroc

Selon la chambre française de commerce et d’industrie en Algérie (CFCIA), si le constructeur français s’accroche aux longues négociations en cours, c’est qu’il a « besoin d’un site dans le pays ». Et ce, même si Renault a un site de production dans le pays voisin, le Maroc.

« Le marché algérien est cinq fois plus grand que celui du Maroc, assure un responsable de la CFCIA désireuse de rester anonyme. Mais Renault ne peut pas faire venir les véhicules depuis le Maroc, car les conditions politiques ne le permettent pas. Le seul moyen de faire passer les voitures serait la mer, et cela coûterait très cher ». Selon une autre source proche du dossier, « l’intégration entre les pays du Maghreb est loin d’être celle souhaitée, notamment avec les problèmes de terrorisme ».

Volkswagen en tête

Reste à savoir quand l’usine sortira de terre. Selon la CFCIA, le projet de Renault est loin d’être le plus abouti. L’allemand Volkswagen, qui n’a pas souhaité commenter cette information, serait mieux placé pour ouvrir un site sur place.

« Les Français veulent aller très vite, les Allemands aussi, souligne le ministre algérien. Nous, nous prenons le temps d’examiner tous les aspects »
. Le gouvernement algérien a mis en place un comité de suivi pour mener à bien les discussions avec les partenaires étrangers.


 

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1 commentaire

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14/01/2011 - 10h37 -

Bonjour, juste une petite précision, durant les années 1960, il me semble qu'il y avait une unité de montage de la Renault 8 et non de la Dauphine. Usine abandonnée et démontée à la suite d'un différend fiscal. Un vrai gâchis. Cordialement
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