Le pôle nord de Renault dédié à l'électrique a un nom : ElectriCity

Renault veut regrouper ses trois usines du nord de la France au sein d'une nouvelle société "Renault ElectriCity" afin de faciliter les synergies entre les sites et d'en faire un pôle performant spécialisé sur le véhicule électrique, ont dit à Reuters deux sources proches du dossier.

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Le pôle nord de Renault dédié à l'électrique a un nom : ElectriCity
Renault veut regrouper ses trois usines du nord de la France au sein d'une nouvelle société "Renault ElectriCity" afin de faciliter les synergies entre les sites et d'en faire un pôle performant spécialisé sur le véhicule électrique, ont dit à Reuters deux sources proches du dossier. /Photo prise le 19 février 2021/REUTERS/Stephane Mahe

Parfois surnommé "pôle nord", le groupe d'usines de Renault situées dans le nord de la France (amenées à devenir les références du groupe en matière d'électrique) se cherchent un nom. Et ce pourrait être "ElectroCity". Cette nouvelle société regrouperait les actifs des usines de Douai (assemblage de voitures), Ruitz (boîtes de vitesse) et Maubeuge (assemblage de véhicules utilitaires), à l'exception des actifs immobiliers, via un apport partiel d'actifs intervenant au 1er janvier 2022, ont ajouté des sources au fait du projet d'accord.

Renault a confirmé qu'un projet de "pôle d'excellence" doit être soumis la semaine prochaine à la signature des syndicats, sans autre commentaire. La création de ce pôle, qui devrait être complété à Douai par une usine de batteries, est au coeur du plan "Renaulution" grâce auquel le directeur général Luca de Meo entend redresser la situation financière du groupe au losange. Renault a accusé en 2020 une perte nette record de huit milliards d'euros.

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Megane, R5...

La naissance de "Renault ElectriCity" doit faciliter les synergies entre les sites, notamment en termes de gestion des emplois et des compétences, ainsi que l'arrivée de partenaires. Elle doit aussi permettre 700 embauches d'ici fin 2024 "pour accompagner le développement (des) usines". Celles-ci emploient actuellement à elles trois environ 5.000 personnes.

Pour contrer la concurrence de Tesla et de Volkswagen, Luca de Meo compte sur la future Mégane E-Vision électrique, allouée à Douai et dont la commercialisation est prévue début 2022, mais surtout sur des petites voitures électriques à moins de 20.000 euros, incarnées par la future R5 de nouvelle génération prévue aussi à Douai. L'usine de Maubeuge, spécialisée dans le véhicule utilitaire, devrait quant à elle décrocher un nouveau modèle électrique et le site de Ruitz accueillir une nouvelle activité, le bac batterie. La France garde ainsi le coeur de la production de véhicules électriques de Renault, même si l'usine historique de Flins cessera la production de véhicule neufs après la fin de l'emblématique Zoé, et si le Spring, le petit SUV électrique prometteur de Dacia, est importé de Chine.

Pour tenir les objectifs de CO2, Renault a pour objectif à l'horizon 2025 d'avoir 30% du mix des ventes de sa marque éponyme en Europe en électrique, et 35% en hybride. Pour cette deuxième technologie, c'est l'Espagne qui deviendra son principal centre de production avec l'attribution de cinq modèles d'ici 2024. Sans oublier la Turquie, où Renault assemble la version hybride de son best-seller Clio.

Avec Reuters (Gilles Guillaume, édité par Nicolas Delame et Jean-Stéphane Brosse)

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