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Renault devra sauvegarder Maubeuge en contrepartie de son prêt, prévient Bruno Le Maire

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Publié le , mis à jour le 02/06/2020 À 17H48

À l'issue d'une réunion avec le direction de Renault et les représentants syndicaux du site de Maubeuge (Nord), Bruno Le Maire a conditionné à la signature de la garantie du prêt de cinq milliards, qui doit être accordé par l'Etat au constructeur, le lancement d'un dialogue social pour réfléchir à l'avenir industriel de l'usine.

Renault devra sauvegarder Maubeuge en contrepartie de son prêt, prévient Bruno Le Maire
Bruno Le Maire veut des garanties quant à l'avenir des salariés de Maubeuge, en contrepartie du prêt de cinq milliards d'euros qui doit être accordé à Renault.
© Pascal Guittet

Bruno Le Maire a signé le 2 mai la garantie du prêt de cinq milliards d'euros qui doit être accordé à Renault, a annoncé le ministère de l'Économie, à l'issue d'une réunion de crise avec les représentants syndicaux de Maubeuge construction automobile et la direction du groupe.

Le ministre de l’Economie et des Finances a par ailleurs demandé "que s’ouvre immédiatement un dialogue social et technique, pour mettre au point un projet industriel d’avenir pour Maubeuge".

"Ce projet devra garantir à long terme, au-delà de 2023, l’emploi et le niveau d’activité industrielle sur le site de Maubeuge et son territoire. Aucune décision ne sera prise sur des transferts d’activité tant qu’un tel projet d’avenir n’aura pas l’accord des parties", souligne le ministère.

Les discussions à propos de Maubeuge doivent démarrer prochainement 

Les discussions entre représentants des salariés, des collectivités locales et de la direction de Renault débuteront la semaine prochaine, et une nouvelle réunion présidée par Bruno Le Maire aura lieu en septembre pour faire le point, précise-t-il.

Le ministre avait annoncé dans la matinée que le prêt garanti serait accordé à Renault à condition que le constructeur entame un "dialogue social exemplaire".

Pour redresser sa situation financière après sa première perte nette annuelle depuis dix ans, le groupe a annoncé vendredi 15 000 suppressions de postes, dont 4 600 en France.

La signature contre des garanties

Bruno Le Maire a souligné que Renault devait bâtir dans le département du Nord un "centre d'excellence de la production de véhicules électriques en France".

"Si Renault engage ce dialogue social exemplaire que nous souhaitons, sur la création d'un pôle d'excellence dans le département du Nord, si ce processus est engagé de manière constructive et transparente, je signerai le prêt garanti par l'Etat de 5 milliards d'euros", avait déclaré plus tôt dans la journée déclaré Bruno Le Maire.

"Si ça n'est pas le cas et qu'on voit qu'on aboutit à une situation de blocage, il faudra poursuivre les discussions. Mais (...) il faut que chacun fasse preuve de bonne volonté. Je suis persuadé que la bonne volonté sera au rendez-vous de cette réunion", avait ajouté le ministre de l'Economie.

Avec Reuters (Jean-Stéphane Brosse et Leigh Thomas, édité par Nicolas delame et Jean-Philippe Lefief)

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