Renault confirme l'installation d'une usine de batteries à Douai

PARIS (Reuters) - Le constructeur automobile français Renault a confirmé lundi la signature de deux partenariats avec Envision AESC et la startup française Verkor dans le domaine de la conception et la production de batteries pour véhicules électriques.

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Renault confirme l'installation d'une usine de batteries à Douai
Le constructeur automobile français Renault a confirmé lundi la signature de deux partenariats avec Envision AESC et la startup française Verkor dans le domaine de la conception et la production de batteries pour véhicules électriques. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé

Envision AESC, filiale japonaise du groupe chinois Envision, va implanter à Douai une gigafactory d'une capacité de 9 GWh en 2024, avec l'objectif d'atteindre 24 GWh d'ici 2030, à proximité de Renault ElectriCity. L'entreprise y produira des batteries de dernière technologie, bas carbone et compétitives en termes de coûts, souligne le constructeur. Envision AESC investira jusqu'à deux milliards d'euros dans ce projet.

Reuters avait rapporté la semaine dernière de deux sources proches du dossier que Renault avait choisi Envision AESC pour la future usine de batteries qui doit s'établir à Douai afin d'équiper ses futurs véhicules électriques, comme la future petite R5 de nouvelle génération.

Renault va également prendre plus de 20% du capital de la société grenobloise Verkor, qui sera chargée de co-développer puis fabriquer des batteries haute performance adaptée aux segments C et supérieurs de la gamme Renault, ainsi qu'aux modèles Alpine.

Ce partenariat se matérialisa dans un premier temps par le financement d'un centre de R&D et d'une ligne pilote pour le prototypage et la production de cellules et de modules de batteries en France dès 2022. Dans un second temps, Verkor mettra en œuvre son projet de créer la première gigafactory de batteries haute performance de France, dont une capacité initiale de 10 GWh pour Renault Group à partir de 2026, pouvant atteindre 20 GWh à horizon 2030, précise Renault.

"La combinaison de ces deux partenariats permettra la création de près de 4.500 emplois directs en France d'ici 2030, et le développement d'un écosystème robuste de fabrication de batteries au cœur de l'Europe", écrit le constructeur dans un communiqué.

Parallèlement à ces deux partenariats, Renault annonce que les discussions se poursuivent avec ACC, co-entreprise entre Stellantis et Saft, filiale de TotalEnergies, pour éventuellement compléter cet écosystème à partir de 2027.

"D’autre part, la recherche avance au sein de l’Alliance pour déployer la technologie des batteries solides d’ici à 2030, à travers le projet ASSB (All Solid-State Battery technology)", ajoute le groupe au Losange.

(Hayat Gazzane, édité par Blandine Hénault)

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