Remboursement de l’Avastin : l’industrie pharmaceutique européenne montre les dents

L’industrie pharmaceutique europénne a décidé de porter plainte contre la décision du gouvernement français de recourir à l’Avastin dans le cadre d’une maladie de l’œil.

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Les trois principaux groupements industriels du secteur pharmaceutique européen sont en colère. Ils ont annoncé dans la soirée du mardi 1er septembre, avoir déposé une plainte auprès de la Commission européenne contre la décision du gouvernement français d’autoriser le remboursement de l’Avastin, fabriqué par le laboratoire Roche. Estimant que le ministère de la Santé français encourageait l’utilisation d’un médicament non-autorisé par les autorités compétentes pour le traitement d’une maladie de l’œil, dans un but purement économique.

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Malgré la contestation du laboratoire suisse, l'Agence française du médicament avait délivré en juin dernier une autorisation temporaire spécifique au produit pour le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) dans un cadre hospitalier, à partir de ce lundi 1er septembre. Et la ministre française de la Santé, Marisol Touraine, d’enfoncer le clou en annonçant son remboursement dans ce cas par la Sécurité Sociale, à compter de cette même date. Ce que contestent aujourd’hui la Fédération européenne des industries et associations pharmaceutiques (EFPIA), la Confédération européenne des entreprises pharmaceutiques (EUCOPE) et l’Association européenne des bioindustries (EuropaBio).

Les patients s’inquiètent aussi

"Il n'est tout simplement pas acceptable que les dirigeants politiques préoccupés par le niveau des dépenses de santé outrepassent des lois qui, non seulement contredisent la législation de l'Union européenne (UE), mais aussi mettent en péril l'ensemble du système de régulation de l'UE visant à garantir aux patients les normes de sécurité les plus élevées", s’est emporté Richard Bergstrom, le directeur général de l'EFPIA dans un communiqué.

L’action en Justice des industriels s’ajoute aux fortes réserves émises par les patients eux-mêmes, et notamment ceux regroupés au sein de l’Association DMLA. En effet, l’association s’est prononcée en début de semaine contre "l’utilisation systématique de l’Avastin" pour traiter la DMLA. Elle réclame la liberté de choix des médecins ophtalmologistes en milieu hospitalier et alertent contre les risques accrus d’effets secondaires.

Aurélie M'Bida

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