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Remaniement : changer de ministres et (surtout) de méthodes

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Publié le , mis à jour le 31/03/2014 À 16H32

Pour les observateurs, la claque électorale infligée à la gauche lors des Municipales est le signe du rejet de la politique de François Hollande : trop pro-entreprise et pas assez sociale. C'est une manière de lire ces résultats mais pas la seule. Les Français ont sans doute aussi exprimé une certaine impatience à l'égard de l'exécutif dont la méthode reste trop peu efficace pour transformer ses paroles en actes.

Remaniement : changer de ministres et (surtout) de méthodes © Présidence de la République

Tirer une leçon nationale d’une série d’élections locales, c’est l’exercice auquel se livrent commentateurs, hommes politiques et président de la République depuis hier soir, dimanche 30 mars. Les uns cherchent à comprendre ce qu’ont exprimé les Français en faisant basculer plus de 150 villes de gauche à droite. D’autres tentent de lire, comme dans une boule de cristal, ce qu’exprime le fort taux d’abstention du premier et second tour. D’autres encore essayent de traduire l’impact qu’aura la défaite de la gauche sur le gouvernement, en pariant sur un remaniement total ou partiel. Bref, chacun cherche à donner du sens à ces élections municipales quitte à frôler la contradiction. Ainsi, certains observateurs affirment que les Français n’ont pas voté à gauche car ils jugent la politique de François Hollande trop à droite (!).

Pas assez vite

Dans ce flot d’analyses, rares sont ceux qui mettent l’accent sur la méthode de gouvernement portée par François Hollande. Le problème, finalement, ce ne serait pas la ligne suivie par le gouvernement (politique économique de l’offre et réduction de la dépense publique) mais l’exécution de celle-ci. L’exécutif ne serait pas allé assez vite, assez loin et assez fort pour redresser le pays. C’est en tout cas ce que laissait entendre la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, sur les plateaux des soirées électorales, qui plaidait pour la poursuite de la politique actuelle. Un sentiment que partagent certains chefs d'entreprises. En aparté, ils reconnaissent que le gouvernement ne s'engage pas suffisamment dans la voie tracée par François Hollande le 31 décembre, celle du Pacte de responsabilité.

Réformer la méthode de gouvernement

Pour se relancer, le Président doit à coup sûr remanier son équipe mais pas seulement. Il devra aussi réformer sa méthode de gouvernement pour la rendre plus efficace. Il n'est pas normal, dans un pays qui cherche à se redresser, que de la parole aux actes, il s'écoule plusieurs mois. Bien sûr il faut consulter, prendre conseil pour ne pas faire de bévue (comme celle de la taxe EBE) mais, une fois la décision prise, il faut la mettre en oeuvre rapidement et sans faillir. Il n'y a que de cette façon que le gouvernement arrivera à "délivrer" (comme on dit dans l'industrie) le résultat attendu.

Thibaut De Jaegher

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