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Quotidien des Usines

RemadeGroup emprunte 125 millions d’euros pour financer sa croissance

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Installé à Poiley dans la Manche, RemadeGroup, leader du reconditionnement de smartphones haut de gamme sur le marché européen créé en 2013, emprunte 125 millions pour booster sa croissance. L’entreprise qui a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 130 millions d’euros avec 850 employés, va industrialiser ses process et se développer à l’international. Elle prévoit de recruter 250 salariés en 2018.

RemadeGroup emprunte 125 millions d’euros pour financer sa croissance
Remade, leader dans le reconditionnement de ses smartphones, emprunte 125 millions d'euros notamment pour automatiser certains process industriels.
© Remade

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

RemadeGroup, leader du reconditionnement de smartphones haut de gamme sur le marché européen, a annoncé mardi 7 août qu’il bénéficiait d’un "investissement en unitranche" - fonds de dette privée, alternative au prêt bancaire - de 125 millions d’euros de LGT European Capital, accompagné d’Idinvest Partners, déjà partenaire de l’enntreprise, et de Swen Capital Partners. "Nous empruntons 125 millions d’euros pour financer notre croissance. Nous allons industrialiser nos process et nous développer à l’international", a expliqué à L’Usine Nouvelle Matthieu Millet, président de RemadeGroup. L’entreprise qu’il a fondée en 2013 a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 130 millions d'euros avec 850 employés dont près de 500 à Poiley près d’Avranches (Manche) siège social et site de production. L’effectif intègre la centaine d’employés de Save, spécialiste de la réparation des smartphones et tablettes acheté en 2017 par Remade. En quatre ans, Remade s’est imposé comme la référence sur le marché des smartphones reconditionnés, tant auprès des distributeurs (grande distribution alimentaire et distributeurs spécialisés) que des consommateurs finaux. "Nous prévoyons de recruter 250 employés en France en 2018", confie Matthieu Millet.

Supprimer la subjectivité de l’œil humain

Remade va investir dans des outils permettant de remplacer le travail de l’œil humain avant la déconstruction des smart phones. "Nous informatisons, robotisons et numérisons l’état visuel des appareils. L’objectif est de supprimer la subjectivité de l’œil humain". L’entreprise va aussi pour robotiser le ponçage et l’anodisation des coques arrières, pour accroître les cadences de production. Objectif : 50 000 coques/jour.

Les appareils reconditionnés - des Iphone pour l’essentiel - sont vendus à la marque "Remade". Concrètement, Remade achète des smartphones abîmés, les déconstruit et les reconstruit, élément par élément, en les réparant si nécessaire.  Le groupe est très centré sur la marque à la pomme. "Nous avons un très gros focus sur les iPhone d’Apple qui représentent 80 % du marché de la seconde vie des smartphones. L’intérêt pour nous est que la valeur résiduelle de ces appareils reste élevée ", précise le dirigeant-fondateur.

En parallèle de ses investissements industriels, l’entreprise est prête à accélérer son déploiement à l’international. "C’est le bon moment de déployer notre modèle à l’international, d’installer la marque Remade sur tous les continents ; pour cela, nous sommes en discussion avec les grands opérateurs", indique Matthieu Millet. Depuis Poiley dans la Manche, Remade sert l’ensemble du marché européen. "En Europe, la marque Remade est présente en France, en Espagne, au Portugal, dans le Bénélux et en Grèce. Nous sommes en discussion avec des distributeurs et des opérateurs en Allemagne et au Royaume Uni".

La synergie avec Save

Remade vient de s’installer à Miami pour le marché américain et prévoit une implantation à Casablanca (Maroc) pour s’attaquer au marché africain. Remade a par ailleurs de "fortes ambitions" en Inde et a des discussions avec la Chine, le Japon et l’Australie. 

La stratégie de croissance de Remade passe aussi par la diversification. Remade a ainsi attaqué le marché du reconditionnement des tablettes, Notebook et Apple Watch.

Matthieu Millet qui détient 40 % du capital de Remade, ne manque pas de projets. Après avoir acquis et restructuré Save en 2017, il annonce "une autre synergie à venir avec Save". Mais refuse d’en dévoiler les contours. Pour le moment, la synergie industrielle entre Save et Remade est très cohérente puisqu’elle porte sur la réparation des smartphones. C’est Save qui, par exemple, répare les écrans cassés, la première cause de mise au rebut des smartphones.

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