Reims veut attirer les activités tertiaires

La Marne et la Meuse entendent jouer sur leur nouvelle proximité avec Paris, leurs coûts immobiliers encore abordables et leur qualité de vie.

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Reims veut attirer les activités tertiaires

Temps nécessaire pour relier le centre de Paris à Reims: 45 minutes. Un atout pour la « ville des Sacres », qui veut séduire les investisseurs potentiels, notamment dans le tertiaire. Plusieurs entreprises de la finance (ING Direct), de la relation client (Taxis G7), de l'assistance informatique (TechCity) ou du tourisme (le tour-opérateur suisse Kuoni), ont annoncé l'implantation de leurs centres de relations B to B.

Depuis cinq ans, diverses campagnes de promotion ont été engagées, avec le concours de « célébrités » ayant des liens avec la ville, comme les sportifs Eunice Barber et Robert Pires, ou encore PPDA, natif de Reims. La dernière campagne en date met en scène des dirigeants d'entreprises privées ou publiques, tels que Michel-Edouard Leclerc, Jean-Louis Servent (Lapeyre), Jean-Louis Decornoy (KPMG)...

Economie de coûts de fonctionnement

Ces trois dernières années, près de 2 000 emplois ont été créés ou consolidés, générant sur l'agglomération des flux financiers supérieurs à 60 millions d'euros. « Nous misons sur le concept du "near-shore", ou délocalisation de proximité, en avançant la qualité de vie, la modération des prix de l'immobilier d'entreprise, la compétence des salariés... Nous pouvons ainsi garantir des économies de coûts de fonctionnement de l'ordre de 12 000 euros par an et par salarié », assure Jean-Yves Heyer, le directeur de Reims Champagne Développement (RDC). Il souligne par ailleurs l'importance de l'offre de locaux disponibles ou en cours de réalisation : 350 000 mètres carrés près de la gare d'interconnexion de Bézannes (650 000 passagers attendus annuellement, 27 allers-retours quotidiens vers Paris, Lille...) et 120 000 mètres carrés tertiaires à terme dans le quartier d'affaires Clairmarais, derrière la gare centrale (8 000 mètres carrés par an). « Nous n'apportons aucune aide financière aux investisseurs, poursuit-il.

Les "taxis de la Marne"

Serge Metz
P-DG de Taxis G7

« Opérationnel depuis deux mois, notre Info Service Center de Reims, qui complète notre implantation de Clichy, comptera 150 téléconseillers d'ici à trois ans. Proche de Paris, très réactif, ce bassin d'emploi répond à nos besoins en main-d'oeuvre et nous permet d'économiser sur le coût immobilier, les taxes professionnelle et foncière... C'est aussi un clin d'oeil aux célèbres taxis de la Marne. »


La collectivité aménage les zones d'activités sur lesquelles des promoteurs privés investissent, misant sur le développement de l'agglomération rémoise ». Parmi eux, des institutionnels (CDC, Crédit agricole, Crédit mutuel) et des majors (Bouygues Immobilier...). Effet pervers de cet engouement, les prix de l'habitat, encore raisonnables (2 000 à 3 500 euros le mètre carré) pourraient augmenter de 10 à 15 % à moyen terme. A l'instar du marché immobilier national, Reims et sa région connaissent une demande, en croissance régulière, quatre à cinq fois supérieure à l'offre.

Vatry, hors du tracé

Mieux vaut alors s'installer en Meuse, département voisin, dont la gare d'interconnexion des Trois Domaines, n'est qu'à vingt minutes de plus. Le département le plus rural de Lorraine mise sur ses atouts touristiques (forêts d'Argonne, vallées de la Saulx et de l'Ornain ou le quartier Renaissance de Bar-le-Duc) et affiche sa volonté de se situer comme pilote dans l'application de la maîtrise de l'énergie et l'utilisation des énergies nouvelles. Un centre de promotion, de ressources et de formation dans ces deux secteurs va d'ailleurs s'implanter dans la zone de 100 hectares créée à proximité immédiate de la gare TGV Meuse.
A l'inverse, l'arrivée du TGV ne devrait rien apporter à l'aéroport de fret de Vatry, situé hors du tracé. Un handicap alors que se profile le projet (Roissy Cargo Rail Express) de création d'une plate-forme multimodale air-rail reliée au réseau à grande vitesse. Porté par des collectivités et des entreprises (Air France Cargo, Fedex, Aéroports de Paris et de Lyon), il vise à permettre aux messagers de fret express, qui opèrent majoritairement la nuit, de développer leurs activités sans créneaux aériens supplémentaires.

De notre correspondant, Pascal Ambrosi

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