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Régionales 2015: Les Pays de la Loire gardent de solides fondations industrielles

Publié le

Aéronautique au beau fixe, construction navale bien orientée, résistance de l’agroalimentaire… les bases de l’industrie ligérienne restent fortes. L’adéquation entre l’offre et la demande d’emplois est cependant à parfaire pour que le chômage fléchisse.

Sur le plan économique et social, la région des Pays de la Loire n’est pas des plus à plaindre. Ses gros moteurs industriels tournent à plein régime. Le pôle aéronautique, avec ses usines Airbus, Daher et Mecachrome, jouit d’une visibilité sans précédent de huit ans. L’année dernière, Airbus a injecté plus de 500 millions d’euros d’achats auprès des 250 équipementiers régionaux, même si une forte pression s’exerce sur la sous-traitance. Le chantier naval STX France a un carnet de commandes qui le porte au-delà de 2020, bien que la question de son actionnariat sera l’un des dossiers importants pour le prochain président de région. La montée en puissance des énergies renouvelables, avec l’implantation d’Alstom, complète le tableau d’une filière mécanique et métaux forte de 68 000 emplois.

En Vendée, le groupe Bénéteau, leader mondial de la voile, semble enclencher un nouveau cycle haussier. Quant à l’industrie agroalimentaire, qui représente 6 % de l’emploi régional (4 % pour la moyenne des régions), elle a mieux résisté que celle de sa voisine bretonne. Dans ce domaine, la région bénéficie de marques leaders, orientée vers des productions à valeur ajoutée. C’est le cas de Fleury-Michon, Pasquier, Sodebo, Tipiak… Cinquième région française la plus peuplée (3,6 millions d’habitants), les Pays de la Loire se classent au troisième rang sur le plan industriel. 18 % des emplois régionaux se trouvent dans l’industrie contre 15 % en moyenne nationale.

Les bassins des Herbiers et de Montaigu tutoient le plein-emploi

"Si l’appareil productif a perdu des emplois dans les secteurs structurellement en déclin comme l’agriculture et l’industrie de main-d’œuvre, il s’est renforcé dans des créneaux plus riches en valeur ajoutée", analyse l’Institut Montaigne, qui pointe cependant une certaine exposition du tissu industriel à la compétition internationale. La région est, du reste, faiblement exportatrice dans son ensemble. Selon l’Institut, les Pays de la Loire se sont classés deuxième en France en terme de progression du PIB entre 1990 et 2014. Le niveau d’avant la crise de 2008 a été rattrapé dès 2011. Dans son bilan 2014, l’Insee est plus tempéré. L’institut de la statistique mentionne un recul de l’emploi salarié pour la troisième année consécutive, notamment dans l’industrie, bien que la situation tend à se stabiliser fin 2014 et début 2015.

Tous les bassins d’emplois ne bénéficient pas pleinement de ce dynamisme. En Vendée, ceux des Herbiers ou de Montaigu, par exemple, tutoient le plein-emploi tandis que le canton de Fontenay-le-Comte, dans le sud du département, a subi plusieurs revers industriels (SKF, Plysorol, Samro). C’est également le cas du sud-Sarthe, touché par les fermetures successives de Candia et d’Harman. Si les principaux industriels de Saint-Nazaire ont programmé près d’un milliard d’euros d’investissements au cours des prochaines années, David Samzun, maire socialiste de la ville, émet cependant un bémol, avec la difficulté de faire correspondre l’offre et la demande en matière d’emploi. Paradoxalement, en dépit de l’effervescence dont jouit ce bassin d’emploi, le taux de chômage reste supérieur à celui de la région. C’est, là encore, un sujet pour le prochain exécutif régional.

L’IRT Jules Verne, l’un des mieux doté de France

Concernant la R&D, la région s’est enthousiasmée pour la dynamique des pôles de compétitivité. Elle en compte 8 sur 71 au plan national. La palme revient au pôle EMC2, dédié aux procédés de production, lequel a donné naissance à l’Institut de recherche technologique (IRT) Jules Verne, le premier et l’un des mieux dotés de France. Très soutenu par la région, la "Jules Verne Manufacturing Valley", regroupant le pôle et l’IRT, a fait naître un Technocampus Composite, cathédrale dédiée à la R&D collaborative, suivi d’un Technocampus Océan, bientôt suivi d’un autre Technocampus "Energies des océans", pour Alstom et EDF. La région a aussi maillé le territoire de plateformes régionales d’innovation (PRI) : robotique à La Roche-sur-Yon, électronique à Angers, agroalimentaire à Nantes et, en projet, Primabor, un centre d’essais sur le machinisme agricole susceptible de mobiliser Manitou, Kverneland ou le tractoriste Claas.

Emmanuel Guimard

Nantes, une ville tertiaire pour une région industrielle

 

La lutte entre Nantes et Rennes pour être la capitale régionale eût été âpre si les Pays de la Loire et la Bretagne avaient fusionné. Les élus bretons, soucieux "de ne pas diluer leur identité", en ont décidé autrement, même si bon nombre d’industriels gardent l’espoir de voir un jour naître cette grande région Ouest. En attendant, dans des contours inchangés pour les Pays de la Loire, la sixième ville de France conforte son rang de capitale régionale incontestée. Comme l’écrivait Julien Gracq, la Cité des ducs rayonne sur le sud de la Bretagne, l’Anjou, le Choletais et, naturellement, la Vendée. La croissance démographique est à l’avenant : +0,6 % par an depuis 2007. Et, selon l’Insee, l’aire urbaine comptera 915 000 habitants en 2030, soit 19 % de plus qu’actuellement. Surtout, depuis 2007, la croissance de l’emploi de 0,9 % par an, ce qui fait de Nantes la troisième ville française la plus dynamique sur ce point. Sans nier le développement des autres chefs-lieux des Pays de la Loire, bon nombre d’industriels régionaux trouvent à Nantes les fonctions tertiaires qui leur sont nécessaires, dont l’informatique, la recherche et développement, la communication, la formation, le design… De fait, la ville récemment labellisée French Tech, s’est fortement tertiarisée. Sur les 172 800 emplois que compte Nantes métropole, 5 % relèvent désormais directement de l’industrie, bien que le substrat industriel restant soit plutôt en forme avec des fleurons comme Airbus, Daher, ACB, Saunier Duval, Eurofins…

 

 

"Travailler sur la pénurie de salariés qualifiés" "Une région Ouest forte et ouverte sur le monde"

"La région peut créer un écosystème"


 

Loïck Anger


PDG de Besné mécanique de précision

Hubert de Boisredon

 PDG du groupe Armor, ETI spécialisée dans les consommables d'impression.

Guillaume Houssais

Cofondateur de Qowisio, start-up du numérique.

 

Cliquez sur un portrait pour découvrir le témoignage 

 


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