Réforme du médicament : l'industrie convaincue à 80%

Les industriels l'attendaient depuis plusieurs mois. La réforme du système du médicament annoncée le 23 juin par Xavier Bertrand les a enfin orienté sur les changements qui se profilent pour le secteur de la santé. Mais cette annonce n'a pas suffi à les convaincre pleinement.

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Réforme du médicament : l'industrie convaincue à 80%

"J'adhère à 80% aux propositions du ministre, confie à chaud Christian Lajoux, le président du Leem, le syndicat des entreprises du médicament. Mais j'ai des réserves fortes pour les propositions sur la formation continue et de la visite médicale." La réforme du système du médicament présentée le 23 juin par Xavier Bertrand prévoit en effet que le financement de la formation continue des médecins soit assurée par un prélèvement de l'Etat sur l'industrie pharmaceutique. Une contribution dont le montant reste à définir.

Quant à la visite médicale, elle devrait désormais être interdite dans un cadre individuel à l'hôpital, pour y être limitée au cadre collectif. Or les médecins d'hôpitaux pèsent beaucoup dans les prescriptions. Reste que pour Christian Lajoux, les dés ne sont pas encore jetés. "Le ministre s'est engagé à une concertation importante sur la visite médicale, pour aller au fond des choses.", selon lui.

Mais le Leem doute que le message passe bien, notamment auprès des laboratoires étrangers. "La France est le pays où la visite médicale est la plus encadrée, estime son président. C'est elle qui faisait remonter deux tiers des signaux de pharmacovigilance (ndlr: lors du suivi des médicaments dans la vie réelle), elle participe à la sécurité sanitaire."

Mais les laboratoires approuvent les autres axes de la réforme. "On a parlé de garantir l'éthique, la sécurité du patient, l'efficience du médicament : ce sont les fondamentaux que nous souhaitons, confie à l'Usine Nouvelle Sophie Kornowski-Bonnet, présidente de Roche Pharma France. Nous sommes ouverts à tout ce qui peut permettre aux patients d'avoir accés à l'innovation."

Quant à l'éthique, "c'est le coeur de notre métier, poursuit-elle. Notre groupe est capable de dire ce qu'il fait à tout le monde, il n'a pas à rougir de ses investissements et ses actions." Un constat partagé par Christian Lajoux : "les industriels sont prêts à publier tous les liens d'intérêt qu'ils ont avec les autres acteurs du système." De même pour les données issues des études cliniques.

Les débats réalisés au sein des Assises du Médicament auraient-ils porté leurs fruits...?

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