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L'Usine Energie

Réforme de l'électricité : l'Autorité de la concurrence sceptique

Publié le

Dans un avis relatif au projet de loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome), le gendarme de la concurrence pointe deux écueils. Les fournisseurs alternatifs risquent de ne pas pouvoir investir dans des moyens de production d’une part, le prix auquel EDF leur cédera son électricité semble trop élevé d’autre part.

Réforme de l'électricité : l'Autorité de la concurrence sceptique

Mettre les nouveaux entrants sous perfusion, sans leur permettre d’investir dans des moyens de production. C’est que craint l'Autorité de la concurrence si la réforme du marché de l’électricité est réalisée telle que prévu, par le projet de loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome). Cette loi vise à favoriser la concurrence en permettant pendant quinze ans à tous les fournisseurs alternatifs d'électricité en France de s'approvisionner auprès d'EDF en énergie nucléaire à bas tarif régulé. En effet, les nouveaux entrants sont confrontés à un prix de gros de l’électricité tournant autour de 55 euros le MWh, tandis qu’EDF, qui a amorti ses centrales nucléaires, peut se targuer selon certains observateurs d'un coût de 30 euros le MWh. Pour permettre à de nouveaux acteurs de proposer offre tarifaire aussi alléchante que celle d’EDF, le dispositif imaginé a été de leur assurer dans un premier temps une fourniture d'électricité au même coût qu’EDF… auprès d’EDF.

Reste que si les fournisseurs alternatifs se « limitent » à dépendre pour leur approvisionnement du marché de gros ou d’accords passés avec l’opérateur historique, sans pouvoir investir dans des moyens de production et tout particulièrement nucléaires, la mayonnaise ne prend pas, déplore l’Autorité de la concurrence. Faute de transition réussie, le dispositif, pensé comme transitoire, risque de se faire permanent. Un moyen de remédier à cela consisterait, selon elle, à inclure dans la loi une incitation à l'investissement dans de nouvelles capacités de production. Par exemple, en réduisant de manière progressive et échelonnée le volume d'électricité nucléaire auquel auront droit Direct Energie, Poweo, etc. EDF et GDF Suez n'y sont pas hostiles, indiquent Les Echos.

Autre problème : dans les tarifs réservés aux particuliers, l'énergie nucléaire est actuellement estimée à 34 euros, mais le prix de gros que paieront les concurrents d'EDF devrait se situer entre 37 et 42 euros, estime la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Si EDF n’augmente pas ses tarifs actuels aux particuliers, les fournisseurs alternatifs auront bien du mal à séduire ces derniers, estime l’Autorité.

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1 commentaire

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08/06/2010 - 14h46 -

Quel est le but poursuivi par la Commission Européenne?
Il est en effet difficile d'imaginer que cette mise en concurrence profite au client.
Ce même client (francais) a par ailleurs largement participé à un effort national pour financer les travaux de recherche et de construction du parc nucléaire qui permet des tarifs bas.
A qui profite cette loi NOME si ce n'est aux opérateurs privés qui achètent et revendent de l'electricité sans en produire?
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