Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Réforme de fond au fond de la piscine

, , , ,

Publié le

Pour remonter à la surface alors que "nous avons touché le fond de la piscine" selon Louis Gallois, attendre un courant ascendant serait une grave erreur. Pour que la France puisse reprendre son souffle il faut que l'Etat, les partenaires sociaux et les chefs d'entreprises s'attaquent aux modèles économiques, sociaux et fiscaux.

Réforme de fond au fond de la piscine © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

La crise, c’est maintenant ? On peut légitimement se poser la question en parcourant les derniers indicateurs de l’économie française. Un PIB en recul de 0,1 %, une nouvelle vague de plans sociaux, des investissements en berne, une menace de fronde fiscale… Même si, comme l’assure Louis Gallois, nous avons touché le fond de la piscine, tout le monde s’interroge : combien de temps allons-nous y rester ? Chacun connaissant notre faible capacité anaérobie (les marges des entreprises sont faibles et les trésoreries éprouvées), ce passage risque d’être meurtrier pour un certain nombre de PME ou d’ETI, dont la résistance à l’apnée n’est pas infinie. Un risque identifié par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, puisqu’il vient de lancer un kit de survie pour industriels en difficulté : le fonds de sauvetage des entreprises.

Toutefois, ces traitements d’urgence ne doivent pas masquer le travail de fond qu’il reste à faire. L’erreur serait de penser que nous avons coulé parce que nous sommes dans le creux d’une vague, dans le creux d’un cycle économique. En somme, il suffirait d’attendre le prochain cycle pour remonter à la surface. Ce serait oublier qu’au fond de la piscine, les courants conjoncturels ne peuvent rien pour nous. Ce qui nous a fait plonger, ce sont d’abord des raisons systémiques. Il faut comprendre que, pour reprendre notre souffle, il nous faudra d’abord réussir à enlever les plombs qui lestent nos pieds : fiscalité, coût du travail, surréglementations, produits trop milieu de gamme… Ce n’est qu’à cette condition que nous réussirons à donner l’impulsion qui nous permettra de retrouver l’air libre.

Ce coup de pied impose, nous l’avons écrit ici maintes fois, de remettre à plat nos modèles économiques (c’est la responsabilité des chefs d’entreprise), sociaux (c’est celle des partenaires sociaux) et fiscaux (c’est celle de l’État et des collectivités). Le but n’est pas de les détruire mais bien de les préserver. Plus exactement de préserver leurs missions et leurs objectifs. Et cela imposera sans aucun doute de sacrifier les outils qui permettaient hier de les atteindre.

Thibaut de Jaegher

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle