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Refondation sociale : Vers une retraite a la carte ?

Publié le

Les négociations sur l'avenir des régimes de retraites complémentaires (Agirc, Arrco) promettent d'être houleuses. Le Medef souhaite en finir au plus vite et la CFDT fait cavalier seul.  

Le dossier des retraites complémentaires s'annonce déjà comme le prochain bras de fer de la refondation sociale. C'est en tout cas le sentiment qui domine à l'issue de la rencontre du 23 novembre entre les partenaires sociaux. Pour la septième fois, syndicats et patronat se retrouvaient pour plancher sur l'avenir des systèmes de retraites complémentaires Agirc (cadres) et Arrco. Sans se quitter sur un constat d'échec, le Medef, FO, la CGT, la CFTC et la CGC sont toutefois repartis chacun avec un nouveau texte en poche, celui de la CFDT, qui, à la surprise générale, a sorti de son chapeau un projet de " retraite à la carte ". Un véritable " big bang ", selon Jean-Marie Toulisse, secrétaire national chargé des retraites. La confédération présidée par Nicole Notat veut permettre à tout salarié ayant commencé à travailler tôt de partir tôt, avant l'âge de 60 ans. Un principe d'équité fondé sur " la durée de cotisation, qui est le paramètre le plus juste ", estime Jean-Marie Toulisse. Plus de 300 000 salariés pourraient en bénéficier.


Désaccords sur le fond... et la forme

Pour le Medef, mais aussi pour les autres syndicats, cette initiative en solo a des allures de camouflet. Pour le Medef d'abord, car elle va à l'encontre de son projet qu'il avait détaillé le 24 octobre, fondé sur le concept de " neutralité actuarielle ". Selon ce système, l'âge de départ à la retraite conditionne le montant des pensions versées. En clair, plus on part tard, plus la pension est élevée. Un projet qui a déclenché les foudres syndicales, hostiles à un allongement de la durée de cotisations. En guise de réplique, les cinq confédérations ont soumis au Medef un texte commun dans lequel elles réclament une hausse des cotisations et un alignement des retraites sur les salaires. " Inacceptable ! ", a déclaré Francis Bazile, chef de file de la délégation patronale, à l'issue de la réunion. Mais ce texte apparaît aujourd'hui quelque peu décrédibilisé par la volte-face de la CFDT. Au-delà du fond, les négociations butent aussi sur la forme. Le Medef voudrait bien avoir tout bouclé lors des deux prochaines réunions, des 11 et 21 décembre, alors que les syndicats souhaitent prendre leur temps. L'idée étant pour eux de ne pas trop avancer sur un dossier qui devrait être l'un des thèmes forts de la prochaine présidentielle. Emmanuelle Souffi



10 millions d'allocataires


L'ARRCO

8 620 000 bénéficiaires 15 600 000 de cotisants

L'AGIRC

1 270 526 bénéficiaires 3 139 570 de cotisants
 

 

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