Redressement judiciaire du groupe Kem One

[ACTUALISE] Les pouvoirs publics vont réunir la « trésorerie nécessaire » pour que la période d’observation de six mois soit utile. Pour Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, la France a besoin de la chimie vinylique.

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Redressement judiciaire du groupe Kem One

Actualisation à 17h20: le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg est monté au créneau, mercredi 27 mars, suite au redressement judiciaire du groupe Kem One annoncé par le tribunal de commerce de Lyon (Rhône). Il a déclaré vouloir trouver des solutions pour "assurer l'avenir de la chimie vinylique". "Nous en avons besoin pour la France car (...) la France n'a aucune raison d'importer son PVC, elle peut le fabriquer elle-même."

Le ministre souhaite travailler sur cette difficulté, "qui ne semble pas passagère". Il a accusé Gary Klesh de ne pas avoir respecté ses engagements à "investir, développer et moderniser l'appareil productif de la chimie vinylique" après la vente des activités vinyliques du chimiste Arkema "assortie d'un chèque de 100 millions d'euros". Arnaud Montebourg a invité le procureur de la République et l'administrateur judiciaire à être "extrêmement attentifs à ce qui s'est passé ces derniers mois".

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Le tribunal de commerce de Lyon (Rhône) a placé, mercredi 27 mars, le groupe chimique Kem One en redressement judiciaire pour une durée d'observation de six mois. L'administrateur judiciaire nommé, Me Bruno Sapin, aura pour mission "l'administration entière de l'entreprise".

Cette décision correspond aux demandes des organisations syndicales qui avaient souhaité que Gary Klesch soit écarté de la gestion du groupe durant toute la période d'observation, ayant perdu toute confiance dans le repreneur du pôle vinylique d’Arkema.

Le tribunal de commerce de Lyon a également désigné, pour assister l’administrateur judicaire dans sa mission de gestion du groupe, deux experts judiciaires, dont Me Laurence Lessertois. Cette dernière avait été chargée fin janvier d'une mission de conciliation entre Kem One et ses principaux créanciers, notamment Arkema et Total, en vue de trouver une solution aux difficultés de trésorerie rencontrées par Kem One. Sans trouver d’accord entre les différentes parties.

Le tribunal n’a pas tranché sur la question du périmètre concernée par cette procédure, soulevée par les syndicats qui souhaitent que l’ensemble des activités du groupe, notamment celles en aval de la transformation du PVC considérée comme les plus rentables, soient comprises dans le redressement judiciaire. Cette décision reviendra à l’administrateur judiciaire.

Les représentants des syndicats présents mercredi au tribunal ont accueilli favorablement les conditions d’ouverture de cette procédure. Pour Franck Zarbo (FO), "cela va permettre de mener une expertise financière, de suivre les flux financiers", et selon Didier Chaix (CGT) "de rassurer les fournisseurs et les clients".

Alors que les dirigeants de Kem One se sont engagés à financer la période d'observation à hauteur de 10 millions d'euros prélevés sur la société Kem One Trésorerie, le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, a indiqué travailler à "rassembler la trésorerie nécessaire pour que la période d'observation soit utile", en relation avec le ministère, le maire de Lyon, Gérard Collomb, et l'administrateur judiciaire.

Kem One emploie 2 600 personnes, dont 1 800 en France, principalement à Lavéra et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence), Saint-Fons (Rhône), Balan (Ain) et Lyon.

Vincent Charbonnier, avec Timothée L'Angevin

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