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L'Usine Matières premières

Recyclage : des débouchés dans le BTP

Franck Stassi , , ,

Publié le

Grâce à la loi de transition énergétique, Federec compte sur le recyclage des granulats et, plus globalement, sur le BTP pour accroître les taux de valorisation.

Face à la chute des prix des matières vierges, les matières recyclées perdent de leur intérêt économique. Or il devient urgent de trouver de nouveaux débouchés, alerte la Fédération des entreprises du recyclage (Federec), pour qui la filière pourrait perdre jusqu’à 10 % de ses emplois d’ici deux à trois ans (26 500 au total). Grâce à la loi de transition énergétique, qui prévoit que 70 % des déchets du bâtiment et des travaux publics devront être recyclés, Federec compte sur le recyclage des granulats et, plus globalement, sur le BTP.

Les cimentiers ont commencé il y a une vingtaine d’années à remplacer les combustibles fossiles par des combustibles solides de récupération (CSR). Ils espèrent porter leur taux de substitution de 38 % à 50 %. À Saint-Pierre-la-Cour (Mayenne), Lafarge ambitionne de monter à 83 %. Et Vicat vise cette année les 50 % en France (70 % sur le site de Créchy, dans l’Allier). En 2014, l’industrie cimentière a brûlé dans ses fours 900 000 tonnes de déchets divers, dont 230 000 de CSR, réduisant d’autant sa dépendance au petcoke importé.

« Il faut développer les filières de CSR et durcir les règles de mise en décharge, pour que de nouvelles usines de tri soient construites afin d’arriver à un combustible suffisamment normé », estime le président du Syndicat français de l’industrie cimentière (SFIC), Raoul de ­Parisot. La capacité de consommation de la filière plafonnera, selon le ministère de l’Écologie, à 1?million de tonnes par an en 2020. Il faudra alors trouver de nouveaux utilisateurs pour le gisement de 2,5?millions de tonnes.

Réemployer plutôt que brûler

La valorisation matière des déchets, plus génératrice de valeur, doit être envisagée avant la valorisation énergétique, selon Federec. Mais dans le ciment, elle se heurte à des difficultés de composition chimique. Stéphane Rutkowski, le chef du département combustibles de substitution de Vicat, considère qu’il faut mettre l’accent sur les terres polluées pour augmenter le taux de réemploi. Si « rien ne se perd », le chemin reste long avant que « tout se transforme ». 

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