Recul en trompe l'oeil des défaillances d'entreprises début 2013

Les défaillances d'entreprises ont légèrement reculé sur les deux premiers mois de 2013 mais une demande interne au mieux atone et les effets de quatre années de crise ne permettront pas de repasser cette année sous le seuil des 60 000 qui prévaut depuis 2009, selon des données publiées jeudi par Deloitte et Altares.

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Recul en trompe l'oeil des défaillances d'entreprises début 2013

Le nombre de procédures collectives ouvertes sur les deux premiers mois de 2013 est en recul de 2% par rapport à la période correspondante de l'année précédente.

"Avec un peu plus de 11.000 procédures ouvertes sur janvier et février, il y a peu de chance qu'on termine l'année sous les 60.000", a relevé Thierry Millon, directeur des études du spécialiste du renseignement commercial Altares alors que le compteur des défaillances est bloqué à ce niveau depuis l'automne 2009.

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"Le début d'année n'est pas aussi mauvais que ce que l'on pouvait craindre", a-t-il même relativisé, la fin 2012 ayant été marquée par une brusque accélération.

Si le niveau de défaillances n'a progressé que de 3% sur l'ensemble de l'année dernière avec 59.780 dossiers, la hausse avait été de 13% sur le seul quatrième trimestre, selon les données compilées dans le cadre de l'étude annuelle sur les entreprises en difficulté réalisée par Deloitte et Altares.

La tendance sur le début de l'année fait ressortir une baisse du nombre des procédures de sauvegarde et de redressement judiciaire tandis que celui des liquidations est stable.

DE MOINS EN MOINS DE MARGES DE MANOEUVRES

Cette évolution n'est guère rassurante, selon Thierry Millon, car elle montre que les entreprises en difficulté n'ont souvent plus de marges de manoeuvre.

Ce diagnostic est partagé par Vincent Battle, en charge du département spécialisé dans la prévention et le traitement de l'entreprise en difficulté chez Deloitte.

"Pour préserver leur capacité de rebond après la crise de 2009, beaucoup d'entreprises ont effectué des adaptations relativement limitées de leur dispositif de production", note-t-il.

"En 2012, le prolongement du ralentissement économique a touché tous les secteurs d'activité et a fortement contribué à la dégradation des marges", poursuit-il.

Pour faire face aux tensions de trésorerie, "les sociétés en difficulté ont cherché à monétiser leurs actifs afin de tenir le temps d'une crise qui se prolonge", recourant à l'affacturage, aux financements sur stocks ou encore à la cession-bail (lease-back).

Si le nombre de défaillances recule nettement sur les deux premiers mois de l'année pour les entreprises sans salarié (-13% à 4.074), reflet de la faiblesse de leur coûts fixes, il augmente pour celles qui comptent de 1 à 5 salariés (+7% à 5.059) et croit encore pour les entreprises de 100 salariés et plus (avec 39 dossiers contre 36 sur les deux premiers mois de 2012).

Les disparités sont aussi très marquées selon les régions avec une forte poussée des défaillances début 2013 dans les Pays de Loire, le Languedoc-Roussillon, l'Auvergne et dans une moindre mesure en Rhône-Alpes et Haute-Normandie.

Parallèlement, on enregistre des reculs marqués dans des zones fortement éprouvées dans les années antérieures comme la Picardie, le Nord-Pas-de-Calais, la Basse Normadie, la Franche-Comté ou Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Elles sont relativement stables en Ile-de-France, Aquitaine, Midi-Pyrénées et Bretagne.

Avec Reuters (Marc Joanny)

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