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Recruter un cadre c’est un peu moins long qu’une torride histoire d’amour d’après l’Apec

Christophe Bys

Publié le

L'association pour l'emploi des cadres publie jeudi 12 janvier une étude sur la durée nécessaire à une procédure de recrutement. En moyenne, un peu plus de deux mois suffisent, mais selon les fonctions et le degré de séniorité du cadre recherché, les situations varient. On y découvre aussi quel est le vrai cauchemar des DRH : recevoir trop de CV pour une offre donnée. 

Recruter un cadre c’est un peu moins long qu’une torride histoire d’amour d’après l’Apec
Combien de temps vous faudra-t-il pour décrocher un entretien de recrutement ? Combien d'entretiens devrez-vous passer ? Les cadres veulent savoir avant de se lancer révèle une étude de l'Apec.

Vous souvenez-vous du film 9 semaines et demi avec Mickey Rourke et Kim Bassinger avec son strip-tease sur fond de stores vénitiens tellement années 80 et sa chanson de Joe Cocker. A l’époque, la torride aventure sentimentale durait quelques jours de plus que le délai moyen d’un processus de recrutement en 2015. Selon l’association pour l’emploi des cadres (Apec), il s’établissait à neuf semaines en France pour une offre parue sur son site.  L’Apec s’appuie sur une vaste étude réalisée auprès de 6400 recruteurs.

Cette durée s’explique notamment par le nombre de candidatures reçu par offre publiée. Il atteint 41 en moyenne en 2015 (il était de 44 un an plus tôt). Le détail des données montre de fortes disparités. Pour un poste en communication création, il n’est pas rare de recevoir plus de 100 candidatures (25 % des offres). A l’inverse, 32 % des offres dans l’informatique recueillent moins de 10 postulants. Il en est de même pour la production industrielle travaux et chantiers dans 24 % des cas.

Trop de CV, une mauvaise nouvelle

Si abondance de biens ne nuit pas, il n’en est pas de même pour les candidatures. Paradoxalement, 60 % des recruteurs ayant reçu plus de 200 candidatures suite à la publication d’une offre expliquent avoir malgré tout des difficultés à trouver des candidats dont les profils sont en adéquation avec les besoins de l’entreprise. Tentons une hypothèse : et si les recruteurs devaient d’abord s’en prendre à eux-mêmes, le grand nombre de réponses à une offre donnée étant avant tout le signal que l’entreprise n’a pas très bien cerné son besoin et a donc laissé la porte ouverte à de nombreux candidats. Si cette hypothèse demanderait à être vérifiée, notons un indice : en 2015 10 % des procédures de recrutement ont été abandonnés, "principalement par manque de candidatures adaptées (26 %) ou pour une redéfinition du poste (27 %)", note l’Apec.

Reste que plus globalement le sentiment de tension sur le marché de l’emploi des cadres a légèrement crû entre 2014 et 2015. Ils étaient 61 % à avoir le sentiment qu’il existait des tensions en 2013 et 2014 ; ils sont 63 %  en 2015. Bien évidemment, transformation numérique oblige, les postes pour lesquels ce sentiment est le plus fort concerne le secteur des activités informatiques, indique l’Apec.  

La seniorité du poste rallonge les délais

Outre la fonction, une seconde variable influence la durée du processus de recrutement : la séniorité du cadre recherché. Si le délai moyen est de 9 semaines, 60 % des recrutements sont bouclés en moins de 8 semaines. En revanche, ceux qui dépassent la durée moyenne le font franchement. Ainsi, 16 % des opérations demandent plus de 12 semaines, essentiellement pour des postes de cadres les plus expérimentés. Qui dit poste plus expérimenté dit  poste au contenu souvent plus stratégique et salaire plus élevé et donc prise de risque plus importante, d’où des délais plus importants. Il serait, en outre, intéressant de connaître la proportion d’entreprises qui ont recours à un intermédiaire pour ces embauches particulières.

Les Cadres, ces enfants gâtés

Du côté des cadres que l’Apec a également interrogés, le processus de recrutement est globalement bien perçu. Pour eux, le facteur le plus important est la rapidité du processus, les cadres estimant en moyenne qu’une durée de 2 mois pour l’ensemble est optimale. Leur second critère est le nombre d’entretiens : pour un cadre opérationnel, trois rencontres conviennent, ce qui est conforme à ce que proposent les entreprises en moyenne. Malgré ses deux satisfecit des cadres, ces derniers voudraient une meilleure visibilité dès le départ : savoir dès le départ quel est le calendrier et quelles sont les étapes du processus de recrutement. A l’heure du triomphe de l’expérience client en marketing des produits et des services, les cadres veulent être traités par leur futur employeur comme ils le sont par leur banque (dans le meilleur des cas) ou leur vendeur d’ordinateurs. Ou, pour le dire avec les mots de l’Apec : "L'expérience candidat constitue, de plus, un enjeu d'image pour l'entreprise." A bon entendeur…

 

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