Recours en justice contre le PSE de Lafarge Frangey

Après le blocage des cimenteries et la grève de la faim, voici le recours en justice ! Jeudi 10 novembre, le Comité central d’entreprise (CCE) a voté la décision d’aller devant les tribunaux pour faire annuler la procédure de licenciement sur le site de Frangey, dans l’Yonne, déclaré par Lafarge comme étant en surcapacité de 40 %.

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Recours en justice contre le PSE de Lafarge Frangey

"Nous contestons le motif économique de l’arrêt de l’activité à Frangey", déclare Sylvain Moreno, élu CGT chez Lafarge Ciments. C’est un rapport d’expertise réalisé par le cabinet Secafi (groupe Alpha) qui a mis le feu aux poudres. "Le rapport montre clairement que l’argument du défaut économique ne tient pas, reprend le délégué syndical. Plutôt que fermer l’usine, nous proposons comme solution alternative une reconquête des parts de marchés."

La direction de Lafarge maintient "le bien-fondé de la fermeture pour motif économique" et "déplore cette initiative". Selon elle, un conflit judiciaire ne ferait que « créer de nombreuses incertitudes » pour les 74 salariés concernés par les licenciements.
En septembre, suite à la grève de la faim, suivie par une douzaine de salariés, la direction s’était engagée à maintenir une activité Lafarge à Frangey pour 35 personnes, jusqu’à ce qu’un repreneur s’implante sur le site.

"Une assignation en justice pourrait décourager les investisseurs, ou tout autre acteur industriel susceptible de reprendre une activité sur l’usine, déclare un porte-parole du groupe Lafarge. D’autre part, cela conduira inévitablement à une perturbation des plannings, ainsi qu’à un tournant dans le dialogue social que nous nous efforçons de maintenir."

De leurs côtés, les forces syndicales CFDT et FO ont voté la motion de recourir à la justice pour régler cette affaire et "ne participeront pas aux négociations du plan social", confirme Sylvain Moreno. Le dialogue ne semble donc pas prêt de se renouer entre les acteurs qui gravitent autour de l’usine de Frangey, d’autant plus que les syndicats suspectent Lafarge d’une entente économique avec la concurrence sur le territoire bourguignon. Ce que le cimentier dément avec la plus grande véhémence. "Ce sont des propos très éloignés de la réalité, et nous les condamnons."

Pour l’heure, Lafarge attend son assignation en justice devant le Tribunal de grande instance de Nanterre. Une procédure qui est bien le seul élément sur lequel tout le monde s’accorde : "L’assignation ne devrait pas tarder à arriver sur les bureaux"...

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