Records à Wall Street qui attend un geste de la Fed

par Wilfrid Exbrayat
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Records à Wall Street qui attend un geste de la Fed
Wall Street a clôturé en hausse, mercredi. L'indice Dow Jones a gagné 0,67%. Le S&P-500 0,77%. Le Nasdaq Composite a gagné 0,75%. /Photo prise le 24 juin 2019/REUTERS/Brendan McDermid

PARIS (Reuters) - Wall Street a clôturé en hausse - et ses trois indices ont fini à des records - portée par les anticipations de détente monétaire dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale et de tensions commerciales persistantes.

Ces anticipations se sont plus particulièrement nourries ce mercredi d'une série de statistiques qui n'ont pas particulièrement enthousiasmé les intervenants.

La séance a été écourtée en raison de la fête nationale (Independence Day) le 4 juillet, durant laquelle la Bourse sera fermée.

L'indice Dow Jones a gagné 179,32 points, soit 0,67%, à 26.966,00 points. Le S&P-500 a pris 22,81 points (0,77%) à 2.995,82 points. Le Nasdaq Composite a gagné 61,14 points, soit 0,75%, à 8.170,23 points.

"Dans la mesure où il y aurait une pause dans la taxation des importations chinoises et que la probabilité d'une baisse des taux par la Réserve fédérale augmente, de plus en plus d'investisseurs osent investir davantage dans les actions", a dit Shawn Gibson, responsable d'investissements du gérant d'actifs Liquid Strategies.

Les traders évaluent à 29,7% environ la probabilité d'une baisse de taux d'un demi-point à l'issue de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale des 30 et 31 juillet. Cette probabilité était estimée à 24% il y a une semaine.

Ces paris sur une détente monétaire avaient déjà permis aux indices Dow Jones et S&P-500 de réaliser leur meilleure performance pour un mois de juin depuis des décennies.

Au lendemain de la fête nationale, le marché prendra connaissance de l'un des indicateurs les plus attendus du mois: la statistique de l'emploi. On attend 160.000 créations d'emplois en juin après les 75.000 de juillet.

Le secteur privé aux Etats-Unis a créé 102.000 emplois en juin, un chiffre nettement inférieur aux attentes, suivant l'enquête mensuelle du cabinet privé ADP parue ce mercredi, tandis que les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué plus fortement que prévu lors de la semaine au 29 juin.

Le volume, réduit pour cause de séance abrégée, a été de l'ordre de 4,15 milliards de titres échangés contre une moyenne de 6,89 milliards sur les 20 séances précédentes.

VALEURS

Les valeurs défensives - "utilities" (services aux collectivités), immobilier et biens de consommation de première nécessité - ont réalisé les principaux gains sectoriels de la journée.

La baisse des rendements obligataires a rendu plus attrayantes les actions qui versent de gros dividendes.

Le rendement du dividende du S&P-500 et celui de l'emprunt du Trésor américain à 10 ans sont à peu près pareils.

Symantec a gagné 13,57%, plus gros gain du S&P, des sources ayant dit à Reuters que le fondeur Broadcom (-3,5%) poursuivait des discussions à un stade avancé pour acheter le spécialiste de la cybersécurité .

LES INDICATEURS DU JOUR

Outre l'enquête ADP sur l'emploi et les inscriptions au chômage, les traders ont appris que la croissance de l'activité dans le secteur des services a ralenti un peu plus fortement que prévu en juin, à son plus bas niveau depuis juillet 2017, suivant l'enquête mensuelle de l'Institute for Supply Management (ISM).

Le déficit commercial s'est creusé en mai en raison d'une hausse des importations qui s'explique par le fait que les entreprises ont gonflé leurs stocks en prévision d'une hausse des tarifs douaniers sur les produits chinois.

Enfin, les commandes à l'industrie ont encore baissé en mai, et plus que prévu, tandis que les livraisons ont elles à peine augmenté.

LA SÉANCE EN EUROPE

Les Bourses européennes ont terminé mercredi en hausse assez nette, les investisseurs voyant dans le choix de Christine Lagarde pour la présidence de la Banque centrale européenne la promesse du maintien d'une politique monétaire accommodante.

Tandis que les actions grimpaient, les rendements obligataires continuaient de reculer sur fond de craintes pour la croissance et d'espoir de mesures de soutien de la part des grandes banques centrales.

À Paris, le CAC 40 a pris 0,75% à 5.618,81 points. Le Footsie britannique a gagné 0,66% et le Dax allemand 0,71%. L'indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,93%, le FTSEurofirst 300 de 0,81% et le Stoxx 600 de 0,85%.

(Shreyashi Sanyal, Chuck Mikolajczak; Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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