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L'Usine Auto

Reconduit chez Renault, Carlos Ghosn veut assurer la "pérennité" de l’Alliance

Julie Thoin-Bousquié , ,

Publié le

Carlos Ghosn a été reconduit dans ses fonctions de PDG, confirmant sa place d’homme fort de Renault. Thierry Bolloré prendra pour sa part la place de directeur général adjoint, faisant renaître une fonction de numéro deux chez le constructeur.

Reconduit chez Renault, Carlos Ghosn veut assurer la pérennité de l’Alliance
Le conseil d'administration de Renault s'est prononcé pour le renouvellement du mandat de Carlos Ghosn.
© Steve Marcus

Le scénario final sera bien celui qui circulait ces dernières semaines. L’actuel président-directeur général de Renault, Carlos Ghosn, a vu son mandat renouvelé pour les quatre prochaines années lors du conseil d’administration du groupe jeudi 15 février. L’actuel directeur délégué à la compétitivité, Thierry Bolloré, a pour sa part été confirmé dans sa nouvelle fonction de directeur général adjoint. "Le conseil d’administration a souhaité que je continue comme PDG, ce que j’ai accepté à condition de pouvoir m’adjoindre un numéro deux opérationnel, afin de pouvoir me concentrer sur la direction de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi", a justifié Carlos Ghosn lors de la présentation des résultats financiers de l’entreprise, vendredi 16 février.

Une nouvelle accueillie favorablement par l’Etat, actionnaire à hauteur de 15% de Renault, qui appelle depuis longtemps de ses vœux la nomination d’un numéro deux, en vue d’organiser la succession de Carlos Ghosn à la tête du groupe. Cette nouvelle organisation avait de fait été validée par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, la semaine dernière. Et ce, d’autant plus facilement que Carlos Ghosn a accepté une diminution de son salaire de 30%, un sujet régulier de crispation. L’année dernière encore, l’Etat avait voté une résolution à l’encontre de la rémunération de 7,25 millions d’euros du PDG. Le sujet semble désormais clos, au moins pour un temps. "C’est un changement de job clair. Je serai moins engagé sur Renault, même si je continuerai d’assurer le pilotage de la stratégie, s’est exprimé Carlos Ghosn vendredi 16 février. Il me paraît normal qu’il y ait un ajustement de la compensation corrélé à ce changement de périmètre".

Ces évolutions à la tête du groupe constituent au total un changement pour l’entreprise. Avec le départ de Carlos Tavares pour PSA en 2013, la fonction de numéro deux avait été scindée en deux postes, une direction générale à la compétitivité et une autre à la performance. Avec la nomination de Thierry Bolloré au poste de directeur général adjoint, ce schéma prend fin. Et ouvre la voie à un poste aux fonctions élargies: "L’ampleur du poste de Thierry Bolloré n’existait pas par le passé. Désormais, le CFO (directeur financier, ndlr) et le responsable des RH dépendront du directeur général adjoint", s’est félicité Carlos Ghosn à l’annonce des résultats financiers, ajoutant "aborder cette évolution avec beaucoup de bonne volonté".

"Est-ce que l’Alliance va me survivre?"

Non sans raison. Conforté par les excellents résultats du groupe en 2017, Carlos Ghosn continue de conserver sa place d’homme fort chez Renault. Le scénario est en effet un peu différent du mouvement observé chez Nissan, malgré la comparaison faite par le PDG de Renault vendredi 16 février. Dans le groupe japonais, Carlos Ghosn a choisi en février dernier de ne conserver que la présidence du conseil d’administration et de céder entièrement la direction opérationnelle à Hiroto Saikawa. Ce ne sera pas exactement le cas chez Renault. Ce désengagement relatif de Renault devrait toutefois permettre à Carlos Ghosn de poursuivre sa grande mission: le processus d’intégration des constructeurs Nissan, Renault et Mitsubishi au sein de l’Alliance, pour confirmer la "pérennité" de cette structure inédite dans le monde automobile.

"Est-ce que l’Alliance va me survivre? L’interrogation est légitime. Je veux y apporter une réponse et faire en sorte de rassurer tous les acteurs, entreprises concernées comme Etats et actionnaires, sur la pérennité de l’Alliance", a affirmé Carlos Ghosn. Sans fixer de date, il a indiqué que des annonces seraient faites dans les semaines à venir autour de l’approfondissement des synergies entre les trois entités partenaires. Reste à trouver une structure financière et juridique idéale pour optimiser les relations entre Nissan, Renault et Mitsubishi. Pas aisé, puisqu’il faut arriver à ménager les intérêts des trois entreprises et des Etats japonais et français. En la matière, Carlos Ghosn, le grand architecte de l’Alliance, reste seul maître à bord.

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