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L'Usine Agro

Récolte décevante pour les protéagineux

Franck Stassi ,

Publié le

La récolte 2018 de protéagineux a été marquée par des conditions climatiques difficiles. Les surfaces de féverole s’érodent en France, sous l’effet de rendements décevants et des attaques de bruche.

Récolte décevante pour les protéagineux
Les surfaces de féveroles reculent en France.
© FOP

Les entreprises citées

La moisson qui s’achève sur les protéagineux est "moyenne", s’accordent à dire les professionnels. Des rendements de 40 à 45 quintaux par hectare devraient être enregistrés pour les protéagineux d'hiver, et de 30 à 35 quintaux par hectare pour les protéagineux de printemps, habituellement semés en mars, qui ont dû être décalés au mois d’avril. A l'automne 2017, la douceur du climat a favorisé

le développement des ravageurs. Un épisode de gel fin février et de fortes chaleurs en fin de cycle ont également joué en la défaveur d’une partie des cultures. "Les résultats ne sont pas aussi élevés que l’on aurait pu espérer", souligne Véronique Biarnès, responsable du programme protéagineux à l’institut techniques Terres Inovia.

Une difficile lutte contre la bruche

"Cela fait plusieurs années que les rendements ne sont pas à la hauteur des attentes, ce qui pose des problèmes de pérennité sur la féverole, aussi touchée par la bruche. Il n'y a plus de produit phytosanitaire pour lutter contre la bruche de la féverole", précise Thibaut Ledermann, responsable des relations terrain de la Fédération française des producteurs d’oléagineux et protéagineux. Ce coléoptère de 3,5 à 5 mm de long, qui se développe à partir d’une température de 20 degrés, pond sur les gousses de féverole et perfore les graines. Des recherches sont en cours afin de pouvoir concevoir des pièges à bruches.

La bruche n’est pas la seule responsable du recul des assolements en féverole. "Il y a un manque de compétitivité entre les coûts de production et les prix, avec des rendements qui ne sont pas à la hauteur des attentes depuis plusieurs années", estime Thibaut Ledermann.

La production française est passée de 248 545 tonnes en 2014 à 218 219 tonnes en 2017, et les rendements de 37,2 à 25,4 quintaux par hectare. Cette année, 67 000 hectares devraient être semés, contre 74,8 ha en 2014 et 86,2 ha en 2015. Depuis l’an dernier, les protéagineux ne peuvent plus être pris en compte dans le calcul des surfaces d’intérêt écologique (intégrées à la Politique agricole commune) en cas de recours à des produits phytosanitaires.

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