Reckitt Benckiser pourrait céder sa division pharmaceutique

LONDRES (Reuters) - Reckitt Benckiser a annoncé mardi qu'il étudiait toutes les options possibles pour sa division pharmaceutique, valorisée à environ deux milliards de livres (2,4 milliards d'euros) par Bank of America Merrill Lynch mais qui pâtit de plus en plus de la concurrence de médicaments génériques.

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Le groupe britannique de biens de consommation courante, qui possède notamment les produits d'entretien Calgon et Air Wick, les pastilles contre la toux Strepsils ou encore les préservatifs Durex, a par ailleurs fait état d'une hausse de 5% de son chiffre d'affaires à périmètre constant au troisième trimestre.

Vers 08h35 GMT, le titre Reckitt affichait l'une des plus fortes hausses de l'indice Euro Stoxx 600, progressant de 5,78% à 47,60 livres alors que l'indice regroupant les valeurs européennes du luxe et celles des biens de consommation courante prenait 0,66%.

La division pharmacie du groupe est centrée autour du Suboxone, un traitement de l'addiction aux opiacés tels que l'héroïne. Sur les trois mois à fin septembre, les ventes de ce produit ont reculé de 14% à 191 millions de livres.

Reckitt Benckiser avait déjà dit par le passé qu'il commencerait à réfléchir à la cession de ses activités pharmaceutiques une fois que seraient commercialisées des versions génériques du Suboxone. En février, les autorités sanitaires américaines ont approuvé deux génériques du médicament.

Le groupe a précisé que l'examen des différentes options pour ses activités pharmaceutiques prendrait du temps, ajoutant qu'il ferait un point sur ce dossier dans le courant de l'année prochaine.

Avec une hausse de 5% des ventes à données constantes sur le seul troisième trimestre, le chiffre d'affaires sur neuf mois de Reckitt, hors pharmacie, ressort à 6,95 milliards de livres alors que, d'après un consensus fourni par le groupe, les analystes financiers attendaient 6,93 milliards.

Reckitt Benckiser a également revu en légère hausse son objectif de chiffre d'affaires annuel net, toujours hors pharmacie mais en prenant en compte l'impact des acquisitions et des cessions.

Il voit désormais ce chiffre d'affaires progresser d'au moins 6% alors qu'il avait dit précédemment tabler sur la partie haute d'une fourchette de 5% à 6%.

Martine Geller, Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand

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