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L'Usine Santé

Recherche mondialisée

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Recherche mondialisée

La dimension internationale est une évidence pour ­Flavio Dormont, tout comme son goût pour la recherche. «?À dix ans, je jouais avec les modèles de particules que mes parents, médecins, avaient chez nous. Je retrouve aujourd’hui cet aspect Lego. On part de blocs de molécules et on développe de nouveaux matériaux qui ont les propriétés que l’on souhaite.?» D’origine franco-italienne, il vit deux ans à New York, termine le collège et rentre en France. Pour effectuer son stage dans le cadre de ses études à l’école supérieure de physique et chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI ParisTech), il décide de partir en Corée. «?Je connaissais les États-Unis, pas l’Asie.?» Flavio Dormont y découvre une autre culture, travaille dans une coentreprise entre Samsung et Total et loge dans les dortoirs mis à la disposition du personnel. «?C’était un peu l’armée, mais c’était la seule façon d’accéder à un centre de recherche.?»

Son expérience coréenne sera décisive. «?Cela m’a donné une certaine éthique de travail?», reconnaît-il. Après avoir achevé un master de sciences, mené parallèlement à ses études à l’ESPCI, et passé six mois au Massachusetts institute of technology (MIT), il retournera en Corée. Pas seulement pour mieux connaître le pays, mais pour travailler avec le chercheur Han Sang Ihn, un grand spécialiste des nanoparticules qu’il avait contacté directement. Très enrichissant. Les chercheurs ont beaucoup plus de liberté qu’en France, l’Institute for basic science du Center for nanoparticle research donne accès à des machines et laisse une très grande latitude aux jeunes chercheurs. Flavio Dormont va y renforcer son appétence pour la recherche. Il travaille sur la mise au point d’un nouveau procédé de traitement des eaux polluées, qui permettra d’aller au-delà des traitements par microfiltrage. Des nanoparticules magnétiques vont capter, puis éliminer les composants polluants, même si ceux-ci sont très dilués. Un brevet devrait pouvoir être déposé courant 2017.

Après deux années passées à Séoul –?pendant lesquelles il a appris le coréen?–, Flavio Dormont est revenu en France en octobre pour préparer une thèse à l’université Paris-Sud-CNRS, en collaboration avec le laboratoire de Séoul, dans le domaine de la cardiologie cette fois. «?Il y a des analogies entre la santé et la dépollution?», explique-t-il. Au MIT, il avait travaillé sur des nanoparticules capables d’encapsuler un traitement contre le cancer, afin que ce traitement attaque avec précision la tumeur, sans détruire les tissus sains. Ses expériences internationales ont pour fil conducteur la recherche dans les nanoparticules. Dans cinq ans, il se verrait bien diriger la start-up qu’il aurait créée. ?? 

L’ingénieur qu’il admire


« Elon Musk. Il part d’une compréhension des fondamentaux, développe des technologies et crée des entreprises innovantes. Il fait progresser la science en stimulant des ingénieurs qui travaillent ensemble sur un problème précis. »

L’autre nommé


Alexandre Meurisse (EEIGM) Impression 3D d’un élément de construction de base lunaire.

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