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Rebond en vue à Wall Street avec les espoirs sur le commerce

Publié le

par Blandine Henault

Rebond en vue à Wall Street avec les espoirs sur le commerce
Wall Street devrait rebondir mardi à l'ouverture et conforter la progression des Bourses européennes. À Paris, le CAC 40 progresse de 0,55% à la mi-journée. À Francfort, le Dax avance de 0,87% et à Londres, le FTSE prend 0,24%. /Photo prise le 23 août 2018/REUTERS/Peter Nicholls
© Peter Nicholls

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En partenariat avec Industrie Explorer

PARIS (Reuters) - Wall Street devrait rebondir mardi à l'ouverture et conforter la progression des Bourses européennes à la faveur d'espoirs sur le front commercial qui relèguent au second plan les inquiétudes généralisées sur la croissance mondiale, le resserrement monétaire en cours aux Etats-Unis et les tensions politiques en Europe.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de l'ordre de 0,6% pour le Dow Jones et le S&P 500 et de 0,8% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 progresse de 0,55% à 5.086,65 points à la mi-journée. À Francfort, le Dax avance de 0,87% et à Londres, le FTSE prend 0,24%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 gagne 0,54%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro s'adjuge 0,67% et le Stoxx 600 0,52%.

Après une séance difficile lundi, qui a vu le S&P 500 chuter de près de 2% avec Apple et le compartiment technologique, les investisseurs ont trouvé du soutien dès les échanges en Asie sur le dossier du commerce international.

Le Wall Street Journal a rapporté que le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, s'était entretenu sur le commerce vendredi par téléphone avec le vice-Premier ministre chinois Liu He.

Si cette discussion n'a permis aucune avancée quant à un possible accord commercial entre Washington et Pékin, selon le journal, elle confirme néanmoins que des négociations sont en cours avant la rencontre très attendue entre Donald Trump et son homologue chinois, Xi Jinping, à la fin du mois en marge du G20 en Argentine.

"Les choses semblent bouger; dans le bon sens ? Espérons-le", note Hervé Goulletquer, stratège à la Banque postale AM.

Les nombreuses inquiétudes du marché ne sont toutefois pas totalement effacées, notamment en Italie où l'on attend la présentation par le gouvernement italien de son projet de budget révisé.

La Commission européenne a rejeté le mois dernier le projet de budget présenté par le gouvernement de coalition et lui a donné jusqu'à ce mardi pour corriger sa copie.

"Il est peu probable que la réponse satisfasse la Commission européenne", estiment les économistes de Société générale. Ce qui pourrait ouvrir la voie à une intensification du conflit et à une procédure de sanction de Bruxelles à l'encontre de Rome.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Apple pourrait rebondir après avoir chuté de 5,04% lundi en réaction aux avertissements sur résultats de plusieurs de ses fournisseurs, qui suggèrent un ralentissement des ventes d'iPhone. Le secteur de la distribution est aussi sur le devant de la scène cette semaine: Home Depot a publié mardi un chiffre d'affaires et un bénéfice par action trimestriels supérieurs au consensus et a relevé ses prévisions 2018.

VALEURS EN EUROPE

Le compartiment technologique européen reprend 0,9% après avoir cédé lundi 3,7%.

La plupart des compartiments sont dans le vert, à l'exception notable de l'énergie, dont l'indice sectoriel recule de 1,59% dans le sillage de la chute des cours du brut.

A Paris, la plus forte hausse du SBF 120 est pour Elior, qui grimpe de 9,48% après avoir dit envisager de scinder sa filiale Areas, numéro trois mondial de la restauration de concession, afin d'accélérer sa croissance.

Contre la tendance à Paris, Orpea et Eurofins perdent respectivement 6,32% et 4,83% après des abaissements de recommandation.

Ailleurs en Europe, Vodafone bondit de 7,78% après avoir annoncé son intention de réduire les coûts et de passer en revue ses activités de tours de transmission afin de doper sa rentabilité.

TAUX

Le rendement des Treasuries à dix ans est orienté en baisse et retombe à 3,17%. A l'inverse, la tendance est plutôt haussière en Europe, notamment sur les taux italiens où le 10 ans a brièvement franchi le seuil de 3,5% pour la première fois depuis le 26 octobre avant la présentation par Rome de son budget révisé.

L'Italie a affirmé mardi que les hypothèses de croissance contenues dans son projet de budget 2019 n'étaient "pas négociables", ce qui augure d'une réponse peu satisfaisante aux critiques de Bruxelles.

De son côté, l'économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE), Peter Praet, a indiqué mardi que les dirigeants de la zone euro avaient débattu de la possibilité de recourir au Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de soutien aux Etats de la zone euro, pour prévenir une propagation à d'autres pays endettés des tensions financières liées au budget italien.

CHANGES

En dépit des tensions autour de la politique budgétaire italienne, l'euro reprend des couleurs et s'éloigne d'un plus bas de 16 mois touché la veille face au dollar. La devise unique évolue autour de 1,1260 dollar, après être tombé la veille à son plus bas niveau depuis juin 2017 à 1,1213.

La livre sterling repart aussi de l'avant après avoir nettement reculé lundi face au dollar sur fond d'incertitudes entourant le Brexit. Un accord sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne est possible d'ici 24 à 48 heures, a affirmé mardi un proche de la Première ministre britannique Theresa May.

L'indice dollar, qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de devises de référence, évolue ainsi en légère baisse.

PÉTROLE

Les cours du brut chutent de près de 2%, réagissant au tweet publié lundi par Donald Trump appelant l'Opep à ne pas réduire sa production.

"Le marché semble de plus en plus inquiet de la perspective d'une offre excédentaire", indique Norbert Ruecker, responsable de la recherche sur la macroéconomie et les matières premières chez Julius Baer.

Dans son nouveau rapport mensuel, l'Opep met en garde contre le risque d'un marché pétrolier surapprovisionné l'an prochain du fait du ralentissement de la croissance mondiale et d'une hausse plus forte que prévu de la production de pays en dehors de sa zone d'influence.

(Édité par Marc Angrand)

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