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Rebond en Europe avec les propos de Trump sur le commerce

Publié le

par Blandine Henault

Rebond en Europe avec les propos de Trump sur le commerce
Les principales Bourses européennes repartent de l'avant vendredi. À Paris, l'indice CAC 40 avance de 1% vers 08h45 GMT. À Francfort, le Dax progresse de 0,95% et à Londres, le FTSE s'adjuge 0,67%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau
© Regis Duvignau

Les entreprises citées

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes repartent de l'avant vendredi après leur net repli de la veille, les investisseurs saluant les dernières déclarations de Donald Trump, qui a évoqué la possibilité d'un accord prochain avec la Chine même si les négociations n'ont pas repris entre les deux grandes puissances économiques.

À Paris, l'indice CAC 40 avance de 1% à 5.334,27 points vers 08h45 GMT. À Francfort, le Dax progresse de 0,95% et à Londres, le FTSE s'adjuge 0,67%.

L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro prend 1,06%, le FTSEurofirst 300 gagne 0,7% et le Stoxx 600 monte de 0,8%.

Ce dernier a perdu 1,42% jeudi, une séance marquée par des indicateurs économiques décevants et des tensions commerciales grandissantes.

Jeudi soir, Donald Trump s'est toutefois dit convaincu de la conclusion rapide d'un accord commercial avec la Chine, bien qu'aucune rencontre de haut niveau n'ait été programmée après l'échec des dernières discussions, il y a deux semaines à Washington.

Il a par ailleurs estimé que le contentieux avec Huawei - mis sous liste noire par son administration - pouvait être réglé dans le cadre d'un accord global avec Pékin.

"A première vue, cela apparaît comme un léger adoucissement de ton de la part du président Trump; toutefois, cela ne signifie pas que nous sommes proches d'une solution", commente Michael Hewson, chez CMC Markets.

VALEURS

En tête du SBF 120 et du Stoxx 600, Casino, dont la cotation avait été suspendue pendant la majeure partie de la séance de jeudi, grimpe de 17,93% après l'annonce du placement sous procédure de sauvegarde de sa maison mère, Rallye (-33,55%).

Des analystes et traders estiment que cette procédure soulage Casino d'un poids important et évoquent des rachats de positions vendeuses à découvert. Selon le directeur financier du groupe, l'activité de Casino n'est pas impactée par les difficultés de la maison mère.

Les secteurs les plus affectés jeudi par les craintes sur le commerce et la croissance repartent de l'avant : l'indice Stoxx de l'automobile reprend 1,38%, celui de la technologie avance de 0,98% et celui du pétrole et gaz gagne 1,13% avec le rebond des cours du brut.

EN ASIE

Les Bourses chinoises ont été soutenues par des achats à bon compte mais sont restées freinées par le dossier commercial. L'indice composite de la Bourse de Shanghai a fini quasiment inchangé (+0,02%) et le CSI 300 des grandes capitalisations a avancé de 0,28%.

A Tokyo, le Nikkei a clôturé en baisse de 0,16%, toujours pénalisé par les craintes de détérioration du conflit commercial sino-américain. L'indice nippon recule de 0,63% sur la semaine, son troisième repli hebdomadaire consécutif.

A WALL STREET

Pour l'heure, les contrats à terme sur les indices américains signalent une ouverture positive après la nette baisse observée jeudi sur fond de craintes pour le commerce et la croissance économique.

Habituellement peu suivi aux Etats-Unis, l'indice des directeurs d'achat d'IHS Markit sur l'activité manufacturière a fait parler de lui dans le contexte particulier de la guerre commerciale. Dans sa version "flash", cet indice est ressorti à 50,6, au plus bas depuis septembre 2009 et tout près de la marque de 50 qui sépare croissance et contraction.

Les principaux indices ont toutefois réduit leurs pertes en fin de séance dans l'espoir que la dégradation de la situation amène la Réserve fédérale à baisser ses taux directeurs.

Plusieurs responsables de la Fed ont prévenu jeudi que la récente dégradation des relations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine générait des incertitudes pour les entreprises et pourrait menacer la croissance économique.

Selon le baromètre FedWatch de l'opérateur boursier CME Group, la probabilité que les taux restent à leur niveau actuel en octobre prochain n'est plus que de 36,2% contre 50,8% mercredi.

TAUX

Le rendement de l'emprunt du Trésor américain à 10 ans remonte de plus de deux points de base pour revenir autour de 2,32% après s'être enfoncé jusqu'à 2,292% jeudi, son plus bas niveau depuis octobre 2017.

Celui du papier à deux ans, le plus sensible aux perspectives d'évolution des taux directeurs, s'affiche à 2,158% après avoir reculé la veille à 2,121%, un plus bas de 15 mois.

La courbe des rendements entre les bons à trois mois et le papier à 10 ans et celle entre les notes à deux ans et cinq ans se sont inversées, relançant les craintes d'une récession en devenir aux Etats-Unis - et les espoirs de baisse de taux de la Fed.

En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans varie peu, à -0,12%.

CHANGES

Le dollar recule légèrement face à un panier de devises de référence après avoir atteint jeudi un plus haut de deux ans, profitant de son statut d'actif refuge. Les anticipations de baisse de taux de la Fed ont néanmoins freiné son avance.

Dans le même temps, l'euro évolue juste en dessous du seuil de 1,12 dollar après un creux à 1,1106 la veille, la monnaie unique ayant été pénalisée à la fois par la vigueur du billet vert et par des indicateurs d'activité PMI décevants en zone euro.

De son côté, la livre sterling reprend 0,2% face au dollar et 0,15% face à l'euro après avoir connu la veille une 14e séance de baisse d'affilée contre la devise unique, du jamais vu.

La livre sterling devrait rester sous pression vendredi sur fond d'incertitudes accrues sur le sort de Theresa May, qui pourrait annoncer dans la journée la date de sa démission.

Dans ce contexte, elle n'a pas réagi à la publication d'une hausse plus forte que prévu des ventes de détail au Royaume-Uni en mars sur un an.

PÉTROLE

Les cours du brut rebondissent de plus de 1,3%, soutenus par les réductions de production de l'Opep et les tensions au Moyen-Orient, mais cela ne suffit pas à effacer les pertes des séances précédentes liées aux craintes de ralentissement économique et à une hausse plus forte qu'attendu des stocks américains.

Les deux contrats de référence sur le Brent et le WTI sont en passe d'accuser leur plus forte baisse hebdomadaire depuis le début de l'année.

(Édité par Marc Angrand)

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