Rebond des ventes et de la rentabilité de LVMH au 1er semestre

PARIS (Reuters) - LVMH a fait état mardi d'un très fort rebond de ses ventes et de sa rentabilité au premier semestre, porté par les performances de Louis Vuitton et la reprise des activités qui avaient été, pendant la crise, lourdement pénalisées par les déstockages.

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Après Hermès et Burberry, les chiffres du géant mondial du luxe viennent confirmer la reprise du secteur observée au premier trimestre, après avoir subi en 2009 la plus forte contraction de son histoire avec des ventes en baisse de 8%, selon les estimations du cabinet Bain & Co.

LVMH a vu ses ventes atteindre 9,09 milliards d'euros, un chiffre très légèrement supérieur au consensus réalisé par la rédaction de Reuters (8,87 milliards d'euros), affichant une progression de 16% en données publiées.

En données comparables, la dynamique de la croissance organique s'est confirmée, la progression des ventes ressortant à 14% au premier semestre, après 13% sur les trois premiers mois de l'année.

Profitant à plein de la bonne dynamique de ses ventes et des programmes de réduction de coûts mis en place en 2009, en pleine crise, le résultat opérationnel courant a bondi de 33% à 1,816 milliard d'euros (consensus Reuters de 1,7 milliard), faisant progresser de 2,5 points la marge opérationnelle du groupe à 19,9% (contre 17,5% un an auparavant).

Sans surprise, ce sont les activités qui avaient le plus souffert de la crise et des déstockages - à savoir les vins et les spiritueux (Moët & Chandon, Dom Perignon ou Ruinart) et les montres-joaillerie (Tag Heuer, Zénith, Fred ou Chaumet) - qui ont enregistré les plus fortes hausses de leurs ventes (+18% et +24% respectivement en données comparables).

Dans la mode-maroquinerie, la division la plus rentable du groupe grâce à Louis Vuitton, principal centre de profit de LVMH, les ventes ont grimpé de 14%.

Le chiffre d'affaires a augmenté de 10% dans les parfums et cosmétiques (Dior, Givenchy ou Guerlain) et de 13% dans la distribution sélective (la chaîne de parfumerie Sephora, le grand magasin Le Bon Marché, ou le réseau DFS de ventes en hors taxes aux voyageurs).

Le titre a clôturé à 92,26 euros à la Bourse de Paris mardi, en repli de 2,91%, pour une progression de 17,7% depuis le début de l'année, surperformant l'indice européen diversifié des biens de consommation qui avance de 13,7% sur la période.

La valeur se traite sur des multiples de valorisation d'environ 18 fois ses bénéfices estimés pour 2011, contre 16 fois pour la moyenne du secteur hors Hermès.

Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot

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