Rebond confirmé des actions avec la baisse des prix de l'énergie

par Marc Angrand

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Rebond confirmé des actions avec la baisse des prix de l'énergie
Wall Street devrait amplifier son rebond et les Bourses européennes affichent une progression soutenue à mi-séance jeudi, la baisse des prix de l'énergie et la perspective d'une solution provisoire au Congrès américain sur le plafond de la dette favorisant un regain d'appétit pour le risque. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid

PARIS (Reuters) - Wall Street devrait amplifier son rebond et les Bourses européennes affichent une progression soutenue à mi-séance jeudi, la baisse des prix de l'énergie et la perspective d'une solution provisoire au Congrès américain sur le plafond de la dette favorisant un regain d'appétit pour le risque.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,51% pour le Dow Jones, de 0,67% pour le Standard & Poor's 500 et de 0,88% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 gagne 1,34% vers 10h40 GMT à 6.580,13 points, près de 2,5% au-dessus de son plus bas de séance de la veille. A Londres, le FTSE 100 prend 0,99% et à Francfort, le Dax avance de 1,19%.

L'indice EuroStoxx 50 s'adjuge 1,4%, le FTSEurofirst 300 1,08% et le Stoxx 600 1,07%.

Le recul des cours du pétrole et du gaz entamé mercredi après l'annonce d'une augmentation inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis et les propos bien accueillis du président russe, Vladimir Poutine, sur l'approvisionnement du marché européen rassurent les investisseurs sur le risque d'une flambée générale des prix.

Les marchés profitent aussi de l'espoir retrouvé de voir les démocrates et les républicains américains parvenir à un compromis sur un relèvement au moins temporaire du plafond de la dette publique afin d'éviter un risque de défaut des Etats-Unis. Un tel déblocage permettrait en outre de relancer les négociations sur le plan de dépenses budgétaires massives de l'administration Biden.

Ce regain d'optimisme prend largement le pas sur la déception de la production industrielle allemande, en baisse de 4% en août.

La progression des actions pourrait toutefois être tempérée par la prudence de mise à la veille des chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis, qui pourraient influencer les prochaines décisions de la Réserve fédérale. En attendant, les investisseurs surveilleront les statistiques hebdomadaires des inscriptions au chômage à 12h30 GMT.

PÉTROLE

Le marché pétrolier creuse ses pertes et se dirige vers une deuxième séance consécutive de baisse après la hausse surprise (+2,3 millions de barils) des stocks de brut américain et les déclarations de la secrétaire américaine à l'Energie, Jennifer Granholm, sur un possible recours aux réserves stratégiques.

Le Brent perd 1,23% à 80,08 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,76% à 76,07 dollars.

La baisse est encore plus marquée sur le marché à terme européen du gaz avec des replis pouvant dépasser 10% sur certains contrats.

VALEURS EN EUROPE

Tous les grands secteurs de la cote européenne évoluent dans le vert à la mi-journée, y compris celui du pétrole et du gaz, dont l'indice Stoxx avance de 0,2% malgré la baisse des prix de l'énergie.

Parmi les compartiments qui avaient particulièrement souffert mercredi, celui de l'automobile gagne 2,82%, celui des matières premières 2,28%.

Le secteur de la construction (+2,06%) profite des commentaires optimistes de Sika sur sa capacité à surmonter la hausse des prix des matières premières et les tensions sur les chaînes d'approvisionnement: le titre du groupe suisse prend 1,88% et à Paris, Saint-Gobain gagne 4,43%, l'une des meilleures performances du CAC 40.

Dans le peloton de tête du Stoxx 600, les compagnies d'électricité espagnoles Iberdrola et Endesa bondissent respectivement de 5,75% et 4,48% après des informations sur des discussions entre le gouvernement et le secteur qui pourraient lever certaines incertitudes réglementaires selon des analystes.

TAUX

L'heure est aussi à la détente sur les marchés obligataires après l'envolée des rendements observée ces derniers jours: celui des bons du Trésor américain à dix ans oscille autour de 1,52% et son équivalent allemand recule de plus d'un point de base à -0,198%.

Le repli de ce dernier s'explique par le reflux des craintes inflationnistes mais aussi par les informations de Bloomberg News selon lesquelles la BCE envisage un nouveau dispositif d'achats de titres afin de prévenir des turbulences sur les marchés après l'arrêt du PEPP, le programme d'achats d'urgence lancé en mars 2020.

CHANGES

Le dollar cède un peu de terrain face aux autres grandes devises (-0,09%) mais reste proche de son récent plus haut de 14 mois, la baisse des prix de l'énergie n'ayant pas apaisé toutes les craintes d'un resserrement accéléré de la politique de la Réserve fédérale.

L'euro se traite à 1,1558 dollar avant le compte rendu de la dernière réunion de la BCE, après être tombé à 1,1527 mercredi, son plus bas niveau depuis juillet 2020.

Les cambistes restent à l'affût des déclarations des banques centrales sur l'évolution des prix. Du côté de la BCE, François Villeroy de Galhau a dit s'attendre à un retour de l'inflation sous 2% d'ici un an et Frank Elderson a réaffirmé considérer la poussée actuelle comme un phénomène temporaire.

Le compte rendu de la réunion de septembre de la BCE sera publié à 11h30 GMT.

(Reportage XXXX, version française Marc Angrand)

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