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Quotidien des Usines

Réactions prudentes face au projet de reprise du groupe Doux par Développement et Partenariat

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Publié le , mis à jour le 23/05/2013 À 19H39

[ACTUALISE] Le projet de reprise du volailler Doux par le fonds financier Développement et Partenariat ne déclenche pas un enthousiasme débordant, la CGT est contre, la CFDT est attentiste, le Conseil régional de Bretagne très prudent, l'Etat silencieux. Le tribunal de commerce de Quimper a décidé mercredi 23 mai la prolongation de six mois du redressement judiciaire du groupe.

Réactions prudentes face au projet de reprise du groupe Doux par Développement et Partenariat © Doux

Le fonds financier parisien Développement et Partenariat dirigé par Didier Calmels se propose de prendre le contrôle du groupe Doux via le rachat de la créance de 142 millions d'euros de la banque Barclays.

A l'issue de cette opération, il détiendrait les deux tiers du capital de Doux. Ce projet devra être soumis dans quelques semaines au jugement du tribunal de commerce de Quimper (Finistère) qui a décidé mercredi 23 mai la prolongation de six mois du redressement judiciaire du volailler. Un nouveau rapport d'étape est prévu le 24 septembre.

"Nous avons besoin d'un industriel et pas d'un financier"

Reste que cet éventuel rachat ne déclenche pas un enthousiasme débordant. Dans un communiqué publié le 23 mai par l'AFP, le syndicat CGT se déclare hostile à cette reprise du groupe Doux par un fonds de retournement. "Nous avons besoin d'un industriel et pas d'un financier... dont l'objectif sera de sortir au plus tôt du capital du groupe avec une plus-value", insiste la CGT. Le syndicat appelle l'Etat à faire intervenir le Fonds stratégique d'investissement (FSI) pour y organiser une reprise en collaboration avec un industriel de la filière.

"Nous attendons de rencontrer Didier Calmels"

A la CFDT, la position est très différente. "Nous attendons de rencontrer Didier Calmels avant de nous positionner, nous souhaitons savoir ce qu'il va proposer pour le groupe. Une entrevue est prévue le 11 juin au cours d'un comité central d'entreprise", indique le syndicat

"Une bonne nouvelle"

Côté élus régionaux, Pierrick Massiot, le président (PS) du Conseil régional estime que l'annonce de l'arrivée de cet investisseur est "une bonne nouvelle", "mais elle doit être examinée avec la plus grande attention. Reste à savoir quelles sont les intentions véritables du repreneur... Quelle est sa stratégie sur le moyen terme pour l'exportation et le gain de parts de marché. A-t-il la volonté d'investir?"

Silence radio

Quant à l'Etat, c'est actuellement le silence radio sur ce dossier alors qu'il s'était beaucoup exprimé au moment du placement en redressement judiciaire de l'entreprise en juin 2012. Ses mots étaient alors peu amènes pour les dirigeants. Le gouvernement ne devrait cependant pas être totalement opposé à l'offre du fonds Développement et Partenariat dont l'actionnariat est formé de 70 dirigeants français parmi lesquels le Breton Vincent Bolloré.

Stanislas du Guerny

 

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