REACH : l'UIC publie une nouvelle étude d'impact

Partager

L'Union des Industries Chimiques (UIC) vient de publier une nouvelle étude d'impact réalisée par le cabinet Mercer. Elle met à jour les données sur les conséquences du projet européen REACH, qui vise à réglementer 30 000 substances chimiques, en demandant notamment de lourds dossiers d'enregistrement pour les substances commercialisés à plus d'une tonne par an. Ce texte est entré dans le processus européen de co-décision depuis l'année dernière. Selon le cabinet Mercer, la dernière version du projet, datée d'octobre 2003, impliquerait un coût direct pour les chimistes français de 800 millions d'euros. Mais les conséquences indirectes sont plus sévères, en particulier pour la chimie de spécialités et les industries aval (textile, automobile, sidérurgie, électronique)..., de plus en plus concernées par REACH. Pour preuve, cette nouvelle étude a été réalisée avec le concours de l'Union des Industries Textiles et la fédération des Industries électriques, électroniques et de communication.

Ainsi, malgré les aménagements du projet (les intermédiaires non isolés sont définitivement exclus du périmètre d'application, et les polymères de façon temporaire), la chimie fine et de spécialités, représentant 21% du chiffre d'affaires de la chimie supporterait 56 % du coût des tests. Un budget bien trop lourd au regard du chiffre d'affaires réalisé par certaines substances de niche. Dans ces deux secteurs, 10 à 30 % des substances seraient abandonnées, obligeant les utilisateurs, formulateurs et utilisateurs, à mettre au point et réhomologuer 20 à 100 % de leurs formulations.

Virginie Lepetit

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS