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Ravitailleurs US : le partenaire d’EADS menace le Pentagone de se retirer

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Northrop Grumman avertit qu’il ne participera pas à la compétition des ravitailleurs américains si le cahier des charges n’était pas amendé. L’associé d’EADS estime que le nouvel appel d’offres penche trop en faveur de son concurrent Boeing.

Ravitailleurs US : le partenaire d’EADS menace le Pentagone de se retirer © DR

Enième rebondissement dans le processus de renouvellement des tankers de l’US Air Force. Après l’annulation des deux premiers appels d’offres, Northrop Grumman a fait savoir au ministère américain de la Défense qu’il (et son partenaire européen EADS, par la force des choses) se retirerait de la troisième manche si le cahier des charges n’était pas modifié. Autrement dit, le nouvel appel d’offres favoriserait fortement Boeing.

Par la plume de son patron Wes Bush, le groupe américain de défense critique, dans une lettre adressée directement au Pentagone, le choix d’un appareil plus petit que le modèle dérivé de l’Airbus A330, ainsi que le « fardeau contractuel et financier » imposé dans les nouvelles clauses. La maison-mère d’Airbus « partage les inquiétudes » de son partenaire et soutient totalement son initiative, dixit un porte-parole d’EADS North America.

De son côté, le Pentagone indique qu’il déplore la décision de Northrop, mais ne changera pas un mot au cahier des charges, afin de ne pas donner d’avantage à l’un ou l’autre des concurrents au renouvellement de la flotte des ravitailleurs. Boeing et Northrop Grumman auraient chacun proposé des changements qui allaient dans le sens de leurs intérêts respectifs. Selon le département de la Défense, la compétition est équitable. Les modalités définitives de l’appel d’offres, évalué désormais à environ 50 milliards de dollars, devraient être publiées en janvier, une fois l’examen des questions et commentaires terminé. Le Pentagone ajoute qu’il espère voir le tandem Northrop-EADS revenir dans la course lorsque le cahier des charges définitif sera arrêté.

Pour Loren Thompson, analyste au Lexington Institute, Boeing n’est pas non plus satisfait des clauses, notamment celle qui impose un prix fixe au contrat de développement, alors que les coûts des programmes militaires sont très souvent à réviser au fur et à mesure des avancées des travaux. D’autres stigmatisent les 373 clauses irrévocables et non-hiérarchisées, soit dix fois plus que lors du précédent appel d’offres.
 

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