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Ravitailleurs US : EADS pose ses conditions pour une nouvelle offre

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Le Pentagone se dit prêt à prolonger son appel d’offres, mais le groupe européen veut aussi que le cahier des charges soit modifié. Le retour d’EADS dans la course est loin d’être garanti.

Ravitailleurs US : EADS pose ses conditions pour une nouvelle offre © DR

La saga des ravitailleurs américains n’est toujours pas close. Mis dans l’embarras par le retrait du tandem Northrop-EADS, laissant Boeing sans concurrence, le Pentagone tente d’attirer le groupe européen vers une seconde offre. En réponse à « l’éventuel intérêt » exprimé par la maison-mère d’Airbus pour une nouvelle participation à son appel d’offres, le département de la Défense (DoD) a déclaré hier qu’il serait prêt à envisager si nécessaire « une prolongation raisonnable » de la date limite du dépôt des offres (fixée à mi-mai pour le moment).

Pour autant, le retour d’EADS North America dans l’interminable course à la première tranche (179 appareils pour près de 35 milliards de dollars) des ravitailleurs stratégiques KC-X est loin d’être acquis. Avant même l’annonce du Pentagone, Louis Gallois a estimé hier qu’il était impossible de présenter une offre en 60 jours, tout en laissant la porte ouverte à une nouvelle proposition - histoire de remettre un coup de pression sur les Américains. Mais cet élargissement du calendrier n’est pas une condition suffisante aux yeux du groupe européen d’aéronautique et de défense.

Seulement avec des « chances équitables »

Aujourd’hui, la maison-mère d’Airbus clarifie sa situation, en précisant que si le signe du DoD est positif, il « ne lève pas pour autant les craintes d’EADS que l’appel d’offres actuel favorise clairement un ravitailleur plus petit et moins performant, et qu’il n’accorde pas l’importance souhaitée aux performances opérationnelles plus élevées offertes par l’A330 MRTT (KC-45) ». Autrement dit, il pose comme conditions préalables un « allongement significatif » de la procédure, mais aussi et surtout « des chances équitables » de gagner. A bon entendeur dans les couloirs de Washington…

De son côté, le Pentagone a seulement exprimé une éventualité et pas encore acté la prolongation de l’appel d’offres. Il reste pressé d’en finir avec un dossier qui traîne depuis près d’une décennie, alors que les besoins de l’US Air Force se font sentir. Pour rappel, Boeing avait remporté la mise en 2003. Une décision annulée pour cause de favoritisme. En février 2008, le duo Northrop Grumman-EADS avait pris le dessus, avant que les protestations du concurrent américain concernant les règles de procédures ne repoussent le combat à une troisième manche.
 

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