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[Vidéo] Dans ce dépôt souterrain parisien, un bus de la RATP se gare sans conducteur

Olivier Cognasse , , , ,

Publié le

Vidéo C'est une première en Europe : dans un dépôt parisien de la RATP, un bus se gare et quitte son parking sans conducteur. Un projet de recherche technologique mené par l’opérateur de transport, le CEA et Iveco.

[Vidéo] Dans ce dépôt souterrain parisien, un bus de la RATP se gare sans conducteur
Le bus se gare seul au troisième sous-sol. Une première dans le monde du transport en commun.
© RATP

Au 67 rue de Lagny, dans le 20ème arrondissement parisien, se trouve le nouveau dépôt de bus de la RATP sous le fameux immeuble rouge du ministère de la Défense. Livré en 2016, il  a remplacé un terminal centenaire et qui portait son âge. C’est là que ce vendredi 30 mars 2018, au matin a été présenté à la presse une première européenne - et même mondiale, selon le constructeur Iveco.

Un bus hybride qui ressemble à tous les bus Iveco de la RATP. A l’intérieur des ordinateurs et des écrans. Le machiniste lâche son volant et le véhicule commence la descente dans les entrailles du dépôt de la RATP. Journalistes et photographes doivent rester assis et se tenir. Le bus de 12 mètres descend seul, mais son freinage est parfois très brutal. Au troisième sous-sol, il assure seul les manœuvres pour se garer à son emplacement. Et pourtant à ce niveau, impossible d’utiliser un GPS.

L'un des 12 sites européens de démonstration

"Nous sommes dans la recherche de mètres carrés pour la RATP, prévient Marie-Claude Dupuis, directrice de la stratégie, de l’innovation et du développement du groupe RATP. Le bus autonome a besoin de moins d’espace pour stationner. Nous gagnons 15 centimètres entre chaque bus soit un gain de 5%. Mais tout ce qui permet d’assister le machiniste est important. Le garage et le dégarage ne sont pas les actions les plus valorisantes." Et elle embraye sur les prochaines étapes. "Nous préparons un test avec des voyageurs sur une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) en fin d’année ou en 2019 [en site protégé, Ndlr]."

"C’est l’un des 12 sites de démonstration choisi par l’Europe dans le cadre du projet European bus system of the future 2 (EBSF 2), raconte Philippe Watteau, directeur du CEA List. Cette expérimentation n’est pas facile avec la taille des bus. C’est hors norme."

Lorsque le conducteur laisse son bus à l’entrée du dépôt, une place de garage est attribuée par le système automatique de gestion de flotte. Sa perception est ensuite assurée par une technologie de vision couplée à une caméra et une centrale inertielle et renforcée avec des capteurs par laser (LIDAR) pour détecter les obstacles (poteaux, bus, personnes). En phase de navigation, le système s’appuie sur un algorithme de type SLAM pour localiser le bus dans la cartographie 3D de l’environnement. Pendant les manœuvres, la localisation est renforcée par des technologies deep learning pour la reconnaissance des marquages au sol et des numéros de place. Le contrôleur de navigation permet d’obtenir une très grande précision. Intelligence artificielle est systèmes de contrôle de commandes issus de la robotique participent donc au développement des bus autonomes.

Un dépôt 100% électrique en 2020

Les différents acteurs de ce projet attendent avec hâte la concrétisation des promesses du président de la République pour développer ces solutions. Mais la phase industrielle n’est pas prévue à court terme. Chacun reconnait à l’image de Sylvain Blaise, résident d’Iveco France qu' "il y a encore de très gros challenges  avant l’industrialisation."

Avant d’en arriver là le dépôt de Lagny vivra une autre première. Il sera le premier site de la RATP 100% électrique dès 2020 pour les 200 bus des 10 lignes concernées. Il accueillera ses premiers bus zéro émission dès l’an prochain. Mais les innovations ne s’arrêtent pas là. Dans les prochaines semaines, le trajet de la navette Easymile testée entre le métro Château de Vincennes et le parc floral (dans le bois de Vincennes) sera prolongé d’un kilomètre jusqu’au bout de l’avenue des Minimes et le service pourrait être pérennisé avec plusieurs véhicules pour garantir un "platooning" [groupement de véhicules par peloton]. La phase expérimentale devrait donc bientôt céder sa place à la commercialisation du transport par navette autonome.

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