Transports

Rapport Duron : deux scénarios pour les futures infrastructures de transport

Olivier Cognasse ,

Publié le

Le rapport de la commission Mobilité 21 est remis aujourd’hui au ministre des Transports. Selon les scénarios, 9 ou 17 projets pourraient être réalisés avant 2030.

Rapport Duron : deux scénarios pour les futures infrastructures de transport © SNCF Médiathèque - DELEMARRE

Jeudi 26 juin à 15 heures, le suspens prend fin. La commission Mobilité 21, présidée par le député (PS) Philippe Duron remet son rapport d’une centaine de pages à Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports. En fait, de suspens, il en restait peu depuis la publication des principales informations par L’Usine Nouvelle, le 18 juin. Dans son rapport, la commission Duron ne condamne pas la totalité des 70 projets inscrits par le gouvernement de François Fillon dans le Schéma national des infrastrctures de tranport (Snit). Evalués à 245 milliards d’euros, dont 88 milliards à la charge de l’Etat, ils ne sont pas tous abandonnés. 

La Commission a choisi de hiérarchiser les projets et de proposer deux scénarios selon les financements disponibles. Quoi qu’il en soit, elle propose au gouvernement de Jean-Marc Ayrault de réaliser certains grands travaux (lignes à grande vitesse, autoroutes, etc.) avant 2030, d’autres entre 2030 et 2050 et d’autres, enfin, après 2050. Selon le scénario numéro 1, qui prend en compte le budget actuel de l’Agence de financement des infrastructures de France (Afit) qui s’élève à 2,1 milliards d’euros, l’effort serait axé essentiellement sur la modernisation des réseaux ferroviaire, fluvial et routier : 9 projets, seulement, seraient réalisés d’ici 2030, mais il n’y aurait pas de nouvelle ligne à grande vitesse.

17 milliards d’euros pour l’Etat

Le scénario 2 est basé sur un budget de l’Afit en augmentation de 400 millions d’euros par an. Il permettrait de réaliser 17 projets avant 2030 et 20 supplémentaires entre 2030 et 2050. Durant la première phase, ces grands travaux coûteraient 30 milliards d’euros (contre 10 milliards dans le scénario 1) avec 17 milliards à la charge de l’Etat, loin des dépenses pharaoniques prévues par le gouvernement Fillon.

Les priorités, en dehors des rénovations, concernent la désaturation des réseaux avec le doublement de certaines routes (Route centre Europe-Atlantique dite RCEA, RN164, etc.), la création de nouvelles gares ou l’agrandissement de certaines à Marseille, Lyon Part-Dieu, Nice, Toulouse, Bordeaux, Paris, etc. Quelques tronçons sont prévus entre Creil et Roissy, au sud de l’Ile-de-France et la ligne TGV entre Bordeaux et Toulouse. La nouvelle ligne Paris–Normandie n’est plus à très grande vitesse. Rouler à 320 km/h sur une distance aussi courte avec plusieurs arrêts était un non-sens. Mais cette nouvelle ligne construite en plusieurs phases, la premières entre Paris et Mantes-la Jolie (Yvelines), permettra de rouler entre 200 et 250 km/h. Quand la réalité dépasse la fiction…

Olivier Cognasse

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