Rames de TER trop larges : 50 millions d'euros de travaux dans les gares

La SNCF a commandé de nouvelles rames de TER trop larges pour traverser certaines gares, a dévoilé le 20 mai le Canard Enchaîné. 1 300 quais vont devoir être rabotés pour accueillir ce nouveau matériel roulant. Des travaux qui devraient coûter 50 millions d'euros.

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Rames de TER trop larges : 50 millions d'euros de travaux dans les gares

La SNCF est confrontée à un problème de taille… L'entreprise publique française a acheté de nouvelles rames de TER, mais 1 300 quais de gare sont trop étroits pour les accueillir. Pourtant, c'est la SNCF qui "a défini le cahier des charges avec, notamment, les dimensions des nouvelles rames", souligne le 20 mai de Canard Enchaîné, qui a dévoilé l'affaire.

182 de ces TER sont des Regiolis, fabriqués par Alstom dans ses usines ferroviaires hexagonales. L'entreprise est déjà au cœur de l'actualité depuis la mi-avril : General Electric et Siemens se font la guerre pour la reprise du groupe. 159 autres rames sont des Regio 2N, fabriquées par Bombardier.

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Mea culpa

La SNCF et Réseau Ferré de France (RFF), bientôt réunis dans un pôle public ferroviaire, font leur mea culpa. "La mise en circulation sur le réseau de cette nouvelle génération de trains, plus larges pour répondre aux attentes du public, requiert la modernisation de 1 300 quais sur les 8 700 quais" que compte le réseau ferré français, expliquent les deux groupes dans un communiqué. Ces travaux ont commencé fin 2013 et devraient s'achever fin 2016. 300 quais ont déjà été remis en service.

Ces travaux coûteront 50 millions d'euros. Cette somme fait partie des 4 milliards d'euros consacrés chaque année par RFF à la modernisation et au développement du réseau ferroviaire hexagonal, assure l'entreprise. Le secrétaire d'État aux Transports, Frédéric Cuvillier, a qualifié la situation de "rocambolesque" et de "comiquement dramatique". Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean Christophe Cambadélis, estime pour sa part que la "responsabilité des dirigeants" de la SNCF et de RFF est "engagée".

Jacques Rapoport, président de RFF, se justifie au micro d'Europe 1. Ce n'est pas une "boulette. [...] A chaque fois que nous introduisons un nouveau matériel roulant, nous devons modifier les infrastructures."

Lélia de Matharel

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