Raffarin souhaite une pause fiscale dans les régions. Sanofi proche du feu vert de Bruxelles. Shell veut revenir dans le droit chemin. Ahold revient presque à l'équilibre...

Partager

Raffarin souhaite une pause fiscale dans les régions. Le premier ministre n'a pas lâché grand-chose aux présidents de région reçus hier à Matignon. Il ne renoncera pas à ses projets de décentralisation, notamment le transfert aux régions des 95.000 personnels techniques de l'éducation nationale et refuse un audit financier, demandé par l'opposition, sur l'ensemble des compétences appelées à être transférées. Pour autant, l'hôte de Matignon promet de transférer aux collectivités régionales une partie des revenus de la TIPP - la taxe intérieure sur les produits pétroliers - en contrepartie d'un moratoire fiscal de trois ans. Il s'en explique dans un point de vue aux Echos.

Sanofi proche du feu vert de Bruxelles. Le laboratoire français devrait obtenir d'ici à lundi, l'autorisation de la Commission Européenne pour son offre sur Aventis, indique Les Echos. Les négociations avec les autorités de la concurrence ont aboutit, le groupe acceptant nouer des accords de licences sur un de ses produits vedettes et de céder ses deux antithrombiques Fraxiparine et Arixtra, qui poseraient problèmes avec le Lovenox d'Aventis. Le britannique GlaxoSmithKline a déjà manifesté son intérêt pour ses deux médicaments. Une fois l'aval bruxellois entériné, il ne restera plus à Sanofi-Synthélabo qu'à obtenir l'accord des autorités anti-trust américaines.

Shell veut revenir dans le droit chemin. Le géant pétrolier englué dans l'estimation de ses réserves de brut, depuis plusieurs mois, a finalement avoué 4,85 milliards de barils virtuels, et donc déclassés pour les années 2002-2003. Les Echos reviennent dans une enquête, sur les difficultés d'estimation des réserves mondiales. Le groupe anglo-néerlandais fait, à cette occasion tomber une nouvelle tête et annonce la démission de sa directrice financière, Judith Boynton. L'audit interne lancé après le limogeage du PDG phil Watts, a néanmoins permis de vérifier 90 % des réserves prouvées, tandis que les résultats 2002 seront réévalués à la baisse de 100 millions de dollars. Shell s'est engagé a revoir ses pratiques, dans l'évaluation de ses réserves, et dans l'attribution de primes à ses dirigeants, en partie liées à celles-ci, souligne Le Financial Times.

Ahold revient presque à l'équilibre. Le distributeur affiche un résultat négatif de "seulement" 1 million d'euros en 2003, contre des pertes énormes de près d' 1,2 milliard en 2002, rapporte Les Echos. Le géant néerlandais de la distribution, numéro trois mondial derrière Wal-Mart et Carrefour, était entré dans les turbulences après avoir avoué des irrégularités comptables, environ 1 milliard d'euros, dans sa filiale américaine US Foodservices, qui l'ont obligé au retraitement de ses comptes sur trois exercices. Celle-ci est sortie du rouge l'an dernier. Le bénéfice d'exploitation d'Ahold a été multiplié par trois à 718 millions, pour un chiffre d'affaires de 56 milliards d'euros, en baisse de 10 %. La dette a été ramenée de 12,3 à 7,5 milliards.

McDonald's perd sa tête. Le président Jim Cantalupo, appelé aux commandes au début de l'année dernière, est décédé brutalement hier. Il a immédiatement été remplacé par Charlie Bell, un homme du sérail jusqu'ici en charge de l'Europe et qui devra poursuivre le redressement opéré par son prédécesseur, relève La Tribune. D'origine australienne, c'est le premier président non américain du groupe, note le Financial Times. Car le modèle économique du numéro un mondial de la restauration rapide est en perte de vitesse. Les ventes mondiales avaient reculé de 2 % en 2002, année où les comptes étaient tombés dans le rouge au quatrième trimestre, et plus de 600 implantations ont été fermées en 2003. McDonald's doit faire face à une concurrence acharnée, comme celle de Burger King, à une certaine désaffection des consommateurs, mais également à des accusations lui attribuant une partie des problèmes d'obésité, en Amérique et dans d'autres pays.

La Grande-Bretagne à court d'énergie. La Tribune tente d'analyser dans son enquête, les conséquences du déclin du gaz et du pétrole en mer du Nord. La production d'hydrocarbures dans les champs offshore, risque de diminuer de moitié d'ici à une dizaine d'années, malgré des avancées technologiques qui ont permis de réduire les coûts, sur ces gisements particulièrement profonds et dont certains étaient inexploitables il n'y a pas si longtemps. Le Royaume-Uni risque de devoir importer du gaz dans deux ans et du pétrole dans cinq ou six ans. Ce qui ne manquera pas de grever durablement les recettes fiscales et la balance commerciale britannique.

Didier RAGU

A demain !

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS