Rafale : le Brésil reporte son appel d'offres pour l'achat de chasseurs

Dans une interview, le ministre brésilien de la Défense Celso Amorim annonce le report sine die de l'appel d'offres concernant l'achat d'avions de chasse, dont le Rafale français.

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Rafale : le Brésil reporte son appel d'offres pour l'achat de chasseurs

Alors que la décision de l'Etat brésilien concernant son équipement en chasseurs était attendue pour juin, la crise économique oblige la présidente Dilma Roussef à reporter "à une date ultérieure" la finalisation de l'appel d'offres pour l'achat de 36 appareils.

"Le projet n'est pas abandonné. Une décision sera prise quand le moment viendra. Mais, à ce jour, je ne préfère pas donner une date", a confié Celso Amorim, le ministre brésilien de la Défense, dans une interview au Wall Street Journal le 9 août. "La situation économique a pris un tournant moins favorable qu'attendu et elle requiert de la prudence", a-t-il poursuivi.

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Dans cet appel d'offres, le Rafale du constructeur français Dassault Aviation est en concurrence avec le Gripen du suédois Saab et le F/A-18 Super Hornet de l'Américain Boeing pour ce marché évalué à 5 milliards de dollars.

Le gouvernement brésilien a envoyé une lettre en juin aux trois constructeurs, leur demandant d'étendre leurs propositions de jets jusqu'à décembre prochain.

"Je ne suis en pourparlers avec aucune des entreprises concernées pour le moment", a assuré le ministre Amorim. "Ce qui n'exclut pas que je rencontre l'une ou l'autre dans mon bureau prochainement", a-t-il précisé.

La question n'est pas 'qui', mais 'quand'

En 2010, l'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et Nicolas Sarkozy avaient fait une déclaration conjointe, assurant que le Brésil était entré en négociations exclusives pour l'acquisition de Rafale. Peu après, le gouvernement de Brasilia avait botté en touche, affirmant que la compétition était toujours ouverte aux concurrents du Rafale. Lula avait finalement reporté la prise de décision sur sa successeure Dilma Roussef.

"Aujourd'hui, je ne peux pas affirmer qu'une entreprise est plus favorite que l'autre. La question primordiale est 'quand allons-nous prendre la décision', et à ce moment-là, nous regarderons à nouveau les offres proposées", a tempéré Celso Amorim auprès du quotidien économique américain. "Nous avons besoin de rééquiper notre flotte, mais cela doit être fait en adéquation avec les possibilités du Brésil".

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