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Pour mieux vendre son Rafale à la Belgique, Dassault y crée un centre cybersécurité avec Thales

Cédric Soares , , , ,

Publié le

Rafale International a annoncé, mardi 12 juin, la signature d’un partenariat avec Thales pour développer en Belgique un “centre d’excellence industriel en cybersécurité”. Cette nouvelle coopération s’inscrit dans la stratégie de la France en vue de gagner l’appel d’offre de renouvellement de la flotte d’avions de chasse belges.

Pour mieux vendre son Rafale à la Belgique, Dassault y crée un centre cybersécurité avec Thales
A quelques semaines de la fin de l'appel d'offres pour le renouvellement des chasseurs belges, Rafale a annoncé, mardi 12 juin, un accord avec Thales pour développer un centre de cybersécurité en Belgique.
© Dassault Aviation - S. Randé

Rafale International n’a pas dit son dernier mot sur l’appel d’offres pour le renouvellement des avions de chasse belges. Alors que la décision est attendue courant juillet, le consortium piloté par Dassault aviation (avec Thales et Safran) a annoncé, mardi 12 juin, la signature d’un partenariat avec Thales pour développer en Belgique un “centre d’excellence industriel en cybersécurité”.

Sa vocation, “promouvoir l’écosystème belge de la cybersécurité et augmenter l’expertise locale en impliquant un large panel d’industriels, y compris des PME, et le monde académique”, indique le communiqué de presse. Le document évoque Sirris, Agoria, Multitel, Laborelec et Aka au rang des entreprises belges partenaires. Le centre va générer à court terme “plus d’une centaine d’emplois [...] directement ou indirectement” et “plusieurs milliers au cours des prochaines années”.

Derrière le partenariat avec Thales, le marché des chasseurs belges est clairement en ligne de mire et Rafale International ne s'en cache pas. “Cet accord s’inscrit dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique franco-belge relatif à l’avion de combat” explique le communiqué.

La France fait l’impasse sur l’appel d’offres

Pour rappel, l’appel d’offres lancé en mars 2017 porte sur le renouvellement de 34 avions de combats F-16 pour un montant estimé à 3,6 milliards d’euros. Outre le Rafale du français Dassault Aviation, le F-35 Lightning de l’américain Lockheed Martin et le Typhoon du consortium européen Eurofighter regroupant l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni, sont encore en compétition.

Sur ce dossier, la France a fait le pari de ne pas répondre formellement à l’appel d’offres. A la place, Florence Parly, ministre française des Armées, a proposé en septembre 2017 un accord intergouvernemental incluant la fourniture du Rafale ainsi qu’une coopération industrielle et économique. Le partenariat entre Rafale International et Thales sur le centre de cybersécurité s’ajoute à une liste de 80 accords signés pour soutenir l’offre française. Les champs d’applications s’étendent de la maintenance prédictive à la “smart city” en passant par les interfaces Homme-Machine et le génie des matériaux pour une valorisation totale estimée à “au moins 20 milliards d’euros sur 20 ans”.

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