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L'Usine de l'Energie

Rachat d'Alstom : General Electric devra payer s'il ne tient pas son engagement sur l'emploi en France

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Publié le , mis à jour le 18/06/2018 À 07H10

Le gouvernement français a annoncé le 17 juin que General Electric devrait s'acquitter de pénalités s'il ne tenait pas sa promesse. Le conglomérat s'était engagé à créer 1000 emplois en France d'ici la fin 2018 après le rachat des activités énergie d'Alstom. Or, le ministère de l'Économie français a annoncé le 14 juin que GE ne tiendrait pas l'objectif.

Rachat d'Alstom : General Electric devra payer s'il ne tient pas son engagement sur l'emploi en France
General Electric s'était engagé à créer 1000 emplois en France d'ici la fin 2018 après le rachat des activités énergie d'Alstom.
© Eric Lamperti - Alstom

Pour le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, General Electric (GE) devra acquitter les pénalités prévues s'il ne respecte pas son engagement de création nette de 1000 emplois d'ici fin 2018 en France. "Les sanctions devront être exemplaires", a-t-il déclaré le dimanche 17 juin sur France 3. "Quand on prend des engagements devant l'Etat, on les respecte."

"Les 50 000 euros devront être déclenchés à la fin de l'année si General Electric ne tient pas ses engagements", a précisé le porte-parole du gouvernement. Le contrat liant le conglomérat américain prévoit en effet une pénalité de 50 000 euros par emploi qui ne serait pas créé. Si GE ne génère pas plus d'emplois qu'à l'heure actuelle, l'amende pourrait donc s'élever à près de 34 millions d'euros.

L'engagement de GE sur l'emploi remontait à 2015, après son rachat des activités énergie d'Alstom pour 13,5 milliards de dollars. Le 14 juin, Bercy a publié un communiqué pour annoncer que GE ne tiendrait pas cette promesse.

GE invoque un environnement difficile

Dans le communiqué, Bruno Le Maire indique que le PDG de GE, John Flannery, lui a annoncé que cet engagement était "désormais hors d'atteinte", invoquant un "environnement difficile du fait de l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l’énergie".

À la fin avril, seuls 323 emplois nets ont été créés et "si la France a été épargnée par les restructurations menées ailleurs dans le monde par le groupe GE, John Flannery a indiqué qu’il n’a pas été possible de réaliser autant d’embauches que prévu", poursuit le communiqué.

Le ministre de l'Économie prend acte de la situation

Après cette annonce, Bruno Le Maire "a pris acte de ces éléments et regrette vivement cette situation", lit-on dans le texte, qui ajoute que le ministre a demandé au PDG de GE que son groupe "prenne désormais toutes les dispositions nécessaires pour s’y conformer au mieux."

Il a également demandé que des perspectives claires soient données pour les années à venir à chacun des sites industriels de GE en France, qui permettent d’assurer la pérennité de l’activité et des emplois associés".

GE avait également réagi dans un communiqué le 14 juin en assurant que l'entreprise continuerait à travailler avec le gouvernement français sur ces engagements.

 

Avec Reuters (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

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