Quinze employés de maintenance légèrement contaminés dans l'Isère

Après les incidents nucléaires de Tricastin le 7 juillet et de Romans sur Isère le 17 juillet, la contamination de 15 personnes sur la centrale de Saint-Alban attire l'attention. EDF, exploitant de la centrale et maître d'ouvrage du chantier, ne lésine pa

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Quinze employés de maintenance légèrement contaminés dans l'Isère
Quinze ouvriers sur le site nucléaire isérois de Saint-Alban/Saint-Maurice ont été contaminés vendredi 18 juillet par des radio-éléments, alors qu'ils menaient une opération de maintenance. "Les employés, venant d'entreprises extérieures (...) intervenaient sur un chantier de maintenance de l'unité de production n°2, actuellement à l'arrêt pour visite décennale", a précisé EDF.

D'une durée moyenne de 3 mois, la visite décennale vise à vérifier l'ensemble des pièces : elle inclut des contrôles approfondis et règlementaires des principaux composants que sont la cuve du réacteur, le
circuit primaire et l'enceinte du bâtiment réacteur. Celle de Saint-Alban avait débuté fin mars. Aux portiques de contrôle, vendredi 18 juillet, "les niveaux de contamination, de l'ordre de 0,05 millisevert maximum, ont été inférieurs au centième de la limite réglementaire. A titre de comparaison, la moyenne de contamination par an et par habitant en France est en moyenne de 2,5 millisevert par an" , explique-t-on chez EDF. La limite annuelle réglementaire, fixée par le décret du 31 mars 2003, est de 20 millisivert (mSv) sur 12 mois glissants pour tous les salariés travaillant dans la filière nucléaire française.

"Les employés ont été tout de suite orientés vers les services médicaux du site après le constat de ces traces radioactives lors de contrôles réglementaires en sortie de zone nucléaire", précise EDF. La zone nucléaire est la zone confinée où se trouvent le réacteur et le combustible : les individus qui y pénètrent subissent un contrôle systématique à l'entrée et à la sortie.

L'incident a été jugé suffisamment minime pour ne pas être classé par l'Autorité de sûreté nucléaire, c'est-à-dire qu'il était inférieur en gravité au premier de classification des incidents nucléaires. Selon EDF, "de nouveaux contrôles médicaux, pratiqués lundi 21 juillet, ont révélé qu'il n'y avait plus aucune trace dans leur organisme". Et "les pouvoirs publics et l'ASN ont été immédiatement prévenus par souci de transparence". EDF assure par ailleurs avoir lancé "des analyses pour comprendre les circonstances de cet évènement".

Précédent en avril. La direction de la centrale a rencontré mardi 22 juillet au matin les différentes entreprises qui intervenaient sur ce chantier de maintenance. En avril 2008, une contamination légère, "au 20e de la limite réglementaire", avait été aussi constatée sur le site de Saint-Alban, sans être classée non plus.

A.L.



Le parc de production nucléaire d'EDF en France
19 centrales - 58 réacteurs



EDF s'est doté en France d'un parc de production électronucléaire de 58 réacteurs représentant une puissance installée de 63,1 GW, qui assurent plus de 85 % de la production d'électricité du groupe. La France est le deuxième producteur électronucléaire mondial derrière les Etats-Unis.

Légende photo : Radioprotection au CNPE de Chooz "B"
© La médiathèque EDF / FREDERIC SAUTEREAU

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