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L'Usine Maroc

Qui sont les trois prétendants de Maroc Telecom ?

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Publié le

L'émirati Etisalat a annoncé aujourd'hui, son intention de proposer une offre ferme sur la part de 53% que détient Vivendi dans Maroc Telecom. Il s'ajoute à deux candidats : Ooredoo le qatari et sans doute MTN Group le sud-africain.

Qui sont les trois prétendants de Maroc Telecom ?
Abdeslam Ahizoune, président du directoire IAM
© IAM
Les prétendants en quelques chiffres
 
MTN GROUP
Siège social : Johannesburg
Pays : Afrique du Sud
Nombre d'abonnés en 2012 : 189,3 millions
Chiffre d'affaires : 135,1 milliard de dollars
Effectif total : 26 716 personnes
Nombre de pays où MTN détient une part de marché majoritaire : 15
 
OOREDOO QATAR
Siège social : Doha 
Pays : Qatar
Implantation : Qatar, Indonesie, Koweit , Iraq, Algerie, Tunisie et Oman
Nombre d'abonnés en 2012 : 92 millions
Détention majoritaire du capital : Etat du Qatar (52%)
Chiffre d'affaires consolidé : 33,7 milliards de dollars
 
ETISALAT
Siège social : Abu Dhabi
Pays : Émirats Arabes Unis
Implantation dans 18 pays
Nombre d'abonnés en 2012 : 139 millions
Chiffre d'affaires : 9 milliards de dollars
Résultat net : 1,8 milliard de dollars
 

 

La mariée est donc belle... C'est ce que l'on a tendance à croire vu le nombre de prétendants pour les 53% de Maroc Telecom aussi dénommé Itissalat Al-Maghrib (IAM) au Maroc.

Côté protagonistes, les données sont simples désormais. Trois sociétés, venues du Qatar, des Emirats et enfin d'Afrique du Sud pour le dernier arrivé déclaré se disputent désormais les charmes de l'opérateur historique du Maroc. À savoir respectivement Ooredoo, Etisalat et MTN Group. Le coréen KT, candidat dans un premier temps a lui déclaré forfait le 15 avril. Sans doute parce que le prix était trop élevé.

MAROC TELECOM VAUT ACTUELLEMENT EN BOURSE 8,5 MILLIARDS D'EUROS

Vivendi, en phase de recentrage pourrait annoncer le nom du repreneur avant son assemblée générale qui se tiendra le 30 avril à Paris.

Le groupe marocain coté à Casablanca et dirigé par Abdeslam Ahizoune vaut actuellement en bourse, 8,5 milliards d'euros soit 4,35 milliards d'euros pour la part de Vivendi. Mais le groupe français en demanderait au moins 5,4 milliards d'euros.

VOICI LE PORTRAIT DES 3 CANDIDATS

1/Ooredoo, un qatari aux grandes ambitions

Ooredoo dont le siège social est à Doha, est la propriété de l'Etat du Qatar à 52%. Dénommé auparavant Qatar Telecom, Ooredoo dont la traduction en arabe veut dire "Je veux" n'est pas sans rappeler le défunt Wanadoo de l'anglais "I want to do" d'Orange.

Avec 92 millions de clients revendiqués en 2012, il a réalisé 9,2 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Outre le Qatar, il est implanté en Indonésie, Koweït, Irak, et Oman. Au Maghreb, il est présent en Tunisie et en Algérie.

Pour ficeler son offre, Ooredoo se serait adjugé les services d'une dizaine de banques pour être à la hauteur de ses ambitions.

Selon Reuters, l'opérateur qatari aurait même obtenu entre autres des lignes de financement de JP Morgan, Qatar National Bank, Morgan Bank of Tokyo Mitsubishi UFJ, Development Bank of Singapore ou Citigroup. Il aurait ainsi une marge de manœuvre pouvant monter jusqu'à 12 milliards de dollars! De quoi racheter IAM en son entier.

Son patron est le qatari Nasser Marafih. A la suite de son changement de nom, ce groupe s’est engagé dans un très important plan marketing et de développement. Un des ambassadeurs de la marque est le footballeur star du Barça Lionel Messi. 

2 / Etisalat, les télécoms made in Abou Dhabi

Le siège social de cette société se trouve à Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis. Avec un portefeuille revendiqué de 139 millions de clients, Etisalat qui compte augmenter en 2013 son chiffre d'affaires entre 3 et 5% a réalisé à la fin 2012 quelques 9 milliards de dollars de ventes pour 1,84 milliard de dollars de résultat net. Il est implanté dans 15 pays au Moyen-orient, en Afrique et en Asie.

Etisalat, lui aurait obtenu l'aval d'une quinzaine de banques. BNP Paribas et Attijariwafa Bank font notamment partie des bailleurs de fonds de l'opérateur émirati. Le directeur général du groupe est l’émirati Mohammed Al Qamzi.

3 / MTN, un Bafana Bafana au pays des télécoms

Son siège social se trouve à Johannesburg en Afrique du Sud. MTN aurait réussi à convaincre 189,3 millions d'abonnés d'utiliser ses services. Avec un effectif total de 26716 personnes, il a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 15 milliards de dollars. Il détient une part de marché majoritaire dans 15 pays.

Dernier déclaré, selon certaines sources juste avant la date de clôture des candidatures le 22 avril, le sud-africain MTN semblerait décidé lui à jouer sa carte en tenant compte de sa puissance.

Avec ses 189 millions de clients et 10 milliards de dollars de chiffre d'affaires réalisés en 2012 c'est le géant des télécoms du continent africain.

Il doit cependant prendre en compte le fait que le gouvernement marocain qui détient 30% de Maroc Télécom risque de faire la fine bouche s'il venait à remporter les enchères. En effet, le gouvernement ANC de l'Afrique du Sud, est proche d'Alger sur la question du Sahara occidental, sujet ultra-sensible à Rabat.

Son patron est le Zimbabwéen Sifiso Dabengwa depuis mars 2011 qui a succédé au sud-africain Phuthuma Nhleko qui a considérablement développé le groupe.

Et maintenant ?

En dépit d'un prix sans doute élevé, le repreneur s'offrira un opérateur de poids. En effet, Maroc Telecom revendique 33 millions de clients sur son marché domestique marocain et en Afrique (Sénégal, Mali, Gabon...).

Au Maroc, il détient toujours la quasi-totalité du marché du fixe. Et aussi encore plus de la moitié des revenus de la téléphonie mobile devant ses concurrents Meditel (France Telecom) et Inwi.

Dernier installé, l'opérateur Inwi est détenu en partie par la SNI (holding de la famille royale) associé à des capitaux koweitiens. Il s'est montré très agressif ces dernières années, mais pas au point de détrôner IAM.

Concernant la cession Vivendi a de quoi être exigeant. Sa filiale marocaine a publié ses résultats 2012 il y a quelques jours. Et malgré un fléchissement de ses profits, Maroc telecom a dégagé l'an dernier 6,7 milliards de dirhams de bénéfice net (-17,4%) pour un chiffre d'affaires de 29,8 milliards de dirhams (-3%). Soit une marge nette de 22,5%!

La baisse des performances en 2012 s'explique selon l'opérateur "par le recul du chiffre d’affaires au Maroc (-7,4%), sous l’effet de la baisse des prix du mobile et de la réduction des tarifs de terminaison d’appel, compensées en partie par la forte croissance des revenus de l’international (+17%)".

Pas vraiment de quoi décourager les acquéreurs.

 

Nasser Djama


 

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