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Qui recrute en région Les grands groupes sous la toise des trente-cinq heures

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Les nouvelles technologies de l'information ouvrent grand les portes aux ingénieurs, confirmés ou débutants. Reste que, d'une manière générale, les trente-cinq heures incitent les recruteurs à la prudence.

Avalanche de plans de recrutement dans les télécommunications, l'informatique et l'électronique. Aux 3 000 nouvelles recrues pour la France annoncées par Cap Gemini en 1999 répondent en écho les 2 000 d'Alcatel, de France Télécom ou d'Altran Technologie, ou les 1 500 de Cegetel. Et la liste est loin d'être close !


De quoi déjà remplir d'espoir toutes les personnes à la recherche d'un emploi. Même si, tempère d'entrée Patrick Barberousse, responsable de la division Rhône-Alpes de Cap Gemini, " près de 75 % des nouveaux recrutés ont un diplôme d'ingénieur ". Mais l'explosion du marché est telle que la boulimie de recrutement des groupes donne autant leurs chances à des ingénieurs débutants que confirmés. Dans le Sud-Ouest, l'informatique scientifique, technique et industrielle recrute même des ingénieurs généralistes (géologie, biologie, astrophysique) qu'elle forme. Même pénurie dans les centres d'appel. " Les profils recherchés pour devenir téléconseillers à la clientèle sont aussi divers que ceux de juristes, cuisiniers, linguistes ou passionnés d'Internet ", détaille Eric Dadian, l'un des dirigeants d'Intra Call Center, en Picardie, qui recrutera 70 personnes en 1999. Si les secteurs plus traditionnels ne connaissent pas cette frénésie d'embauche, même lorsqu'ils innovent, une trentaine de groupes (voir encadré ci-dessous) totalisent tout de même à eux seuls plus de 60 000 offres d'emploi. L'année s'annonce ainsi particulièrement bonne en investissement humain dans l'agroalimentaire et l'aéronautique. Et, surtout, dans l'automobile. A l'image de Peugeot avec ses 1 200 nouveaux salariés annoncés d'ici à mai, à Mulhouse, afin d'accroître de 20 % la production de la 206 lancée fin 1998.

Les groupes se concentrent sur leur métier

Ailleurs, la prudence domine, malgré les investissements. En Bourgogne, par exemple, Iveco a investi 1 milliard de francs dans son usine de Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire) pour gagner en productivité et produire un nouveau moteur Diesel. Mais sans augmenter ses effectifs. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, Serp (Saint-Gobain), spécialisé dans la fabrication d'électrofondus pour la verrerie, et Elf Atochem investissent respectivement 50 et 40 millions de francs. Sans créer d'emploi. " Les groupes se concentrent sur leur métier et sous-traitent de plus en plus de prestations globales ", note Patrick Levillain, responsable développement de GRME (Groupe de réalisation mécanique et électronique). Une évolution qui permet à la grosse PMI, spécialisée dans la téléphonie et le ferrovi- aire, d'enrichir cette année son effectif de 500 salariés, dont 100 ingénieurs et techniciens supérieurs, pour le porter à 1 500 personnes. Et devenir bientôt un grand groupe ? Frileux, les grands recruteurs ? Entre la course à la mondialisation et les trente-cinq heures, leurs positions sont plutôt sur la défensive en matière d'embauche. A neuf mois et demi de la date fatidique du 1er janvier 2000, seules 4,8 % des entreprises de plus de 500 salariés ont signé un accord sur la réduction du temps de travail, contre 44 % pour celles de moins de 20 salariés, qui ont pourtant jusqu'en 2002 pour s'engager.

Une situation plus floue dans le privé

Si la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) sait que, avec l'enveloppe de la réduction du temps de travail, elle recrutera 30 % d'ingénieurs, 45 % de techniciens et 25 % d'ouvriers qualifiés, la situation est plus floue dans le secteur privé. Entre Renault, PSA et Sevelnor (PSA-Fiat), le Nord - Pas-de-Calais attend ainsi plusieurs milliers d'emplois grâce aux trente-cinq heures. Mais de nombreux groupes, comme R.V.I à Limoges, stabiliseront au mieux leurs effectifs après la signature d'un accord sur la réduction du temps de travail. Les investisseurs étrangers auraient-ils moins peur des trente-cinq heures ? " Les Allemands et les Suisses ne sont pas enthousiasmés, relève Pierre Cubaynes, chargé de mission au comité d'expansion du Haut-Rhin. Mais ils ne travaillent pas beaucoup plus chez eux et raisonnent très vite en termes de flexibilité et d'annualisation. " Enfin, si vous vous sentez à l'étroit en France, vous pourrez tenter votre chance auprès de groupes qui se frottent à la mondialisation. Comme la Lyonnaise des eaux, qui recrutera au moins 200 cadres dans ce but. D'ailleurs, insiste Hervé Alexandre, directeur du recrutement et de la mobilité à la Lyonnaise des eaux, " aujourd'hui, les cadres ont forcément une vocation internationale ". Le groupe vient de lancer un site Internet ouvert à tous les postulants.



ILS PROPOSENT PLUS DE 60 000 EMPLOIS

 

EdF-GdF

Paris (75)

Energie

1 000 embauches de cadres bac + 4, dont 25 % de commerciaux. Et 18 000 à 20 000 salariés sur trois ans dans le cadre des trente-cinq heures

 

SNCF

Paris (75)

Transport

6 000 embauches, et 2 000 de plus avec les trente-cinq heures

Profils : les 250 métiers du groupe

 

Air France

Paris (75)

Transport

2 100 embauches, et 4 000 en trois ans dans le cadre des trente-cinq heures

 

Groupe PSA

Paris (75)

Automobile

5 600 embauches

Profils : tous les métiers

 

Cap Gemini France

Paris (75)

SSII

3 000 embauches

Profils : ingénieurs en informatique ou universitaires (bac + 5) débutants et confirmés, ingénieurs commerciaux et consultants, techniciens, administratifs

 

Altran Technologies

Paris (75)

Ingénierie

2 600 embauches en Europe, dont 2 000 en France environ

Profils : ingénieurs consultants, managers

 

France Télécom

Paris (75)

Télécommunications

2 000 embauches

Profils : ingénieurs des télécommunications, commerciaux (bac à bac + 2)

 

Alcatel

Paris (75)

Informatique et télécommunications

2 000 embauches

Profils : ingénieurs développement, logiciel, architecture, réseaux, chefs de projet, consultants, ingénieurs d'affaires et commerciaux

 

Décathlon

Villeneuve-d'Ascq (59)

Fabrication et distribution d'articles de sport

1 500 embauches

Profils : ingénieurs de production (30), informaticiens (30), responsables de logistique (20), gestionnaires administratifs et financiers (10), responsables de rayon (600), vendeurs (800)

 

Cegetel

Paris-la Défense (92)

Télécommunications

1 500 embauches

Profils : ingénieurs, commerciaux, techniciens

 

Transiciel

Boulogne (92), Saint-Cloud (92)

SSII

1 000 embauches

Profils : chefs de projet, consultants managers, consultants, ingénieurs études, ingénieurs réseaux, ingénieurs systèmes, techniciens réseaux, analystes d'exploitation

 

Steria

Paris (75), Vélizy (78)

SSII

1 000 embauches

Profils : un tiers d'ingénieurs expérimentés, deux tiers de jeunes diplômés (bac + 2 à bac + 5), ingénieurs informaticiens et des télécommunications, consultants confirmés

 

Sopra

Paris (75), Montreuil (93), Puteaux (92)

SSII

940 embauches

Profils : jeunes ingénieurs (deux à cinq ans d'expérience) informatique, ingénieurs confirmés, administratifs

 

Michelin

Clermont-Ferrand (63)

Fabrication de pneumatiques

Au moins 900 embauches

 

Valeo

Paris (75)

Equipements d'automobile

800 à 1 000 embauches

Profils : ingénieurs

 

Aérospatiale

Toulouse (31)

Aéronautique

800 à 1 000 embauches

 

Alten

Sèvres (92)

SSII

800 embauches

Profils : ingénieurs des télécommunications, réseaux, informatique industrielle, administrateurs système, ingénieurs en électronique, temps réel, cadres commerciaux (ingénieurs d'affaires)

 

Usinor

Paris-la Défense (92)

Métallurgie

800 embauches

Profils : ingénieurs (90), ingénieurs commerciaux (50), universitaires bac + 5 (20), opérateurs de maintenance, process de laminage (650)

 

MCC (Smart)

Hambach (57)

Automobile

700 embauches, dont 400 à 550 opérateurs

 

Bull France

Louveciennes (78)

Informatique

600 embauches

Profils : ingénieurs intégration (90 %), ingénieurs commerciaux (10 %)

 

Unilog

Paris (75)

Conseil en informatique

600 embauches

Profils : ingénieurs de développement (80 %), consultants juniors et seniors (10 %), chefs de projet (7 %), ingénieurs réseaux et télécommunications (3 %)

 

Compagnie générale des eaux

Paris (75)

Gestion de l'eau

300 à 350 embauches pour remplacer les départs naturels

 

Faure & Machet

Paris (75)

Logistique

300 embauches, dont 80 agents de maîtrise

 

Coframi

Paris (75)

SSII

300 embauches

Profils : ingénieurs ou universitaires bac + 5 spécialisés en télécommunications, technologie objet et réseaux

 

Logica

Paris (75)

SSII et conseil en intégration de systèmes

269 embauches

Profils : consultants (ERP, banques, finances, ingénieurs d'affaires

 

Hays

Paris (75)

Logistique

265 embauches

Profils : cadres seniors et juniors (20), responsables d'exploitation (5), opérateurs (200), conducteurs (30), exploitants de transport (5)

 

Cognitis

Paris (75)

SSII

250 embauches

Profils : analystes programmeurs, analystes, ingénieurs d'études, chefs de projet

 

Lyonnaise des eaux

Paris (75)

Environnement

200 embauches minimum

Profils : cadres pour l'international

 

Brime

Paris (75)

Télécommunications

150 embauches

Profils : ingénieurs et techniciens

 

Sanofi Recherche

Toulouse (31)

Chimie

140 embauches

Profils : ingénieurs de recherche, thésards, techniciens supérieurs, BTS, DUT de chimie

 


 

 

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