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L'Usine Santé

Qui est TÜV, le certificateur des prothèses PIP ?

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Inspection de sites, tests de produits, conseils aux entreprises… En Allemagne comme dans le monde entier, le certificateur TÜV Rheinland est un partenaire de référence pour les industriels. Reportage à Cologne, où il est né il y a 140 ans.

Qui est TÜV, le certificateur des prothèses PIP ? © DR

On s’attendait à découvrir un spécialiste des dispositifs médicaux, dont font partie les prothèses mammaires. En se rendant à Cologne, au siège de TÜV Rheinland, on découvre un mastodonte des services à l’industrie. D’ailleurs, 30% de son activité lui est dédiée : inspections de sites industriels, d’équipements techniques… Son expertise historique, TÜV l’a développée dans le contrôle des chaudières à vapeur.

Au cœur de la plus grande centrale thermique en lignite

Aujourd’hui, il voit beaucoup plus grand. A 30 kilomètres de Cologne, à Neurath, c’est ainsi lui que RWE a chargé d’inspecter la plus grande centrale thermique au lignite du monde. Surplombée de deux turbines à vapeur d’une puissance unitaire de 1100 MW construites par Alstom, cette centrale a été mise en service il y a un an. Mais l’équipe du certificateur y a installé de modestes bureaux blancs bien avant, afin d’accompagner RWE dans toute l’élaboration du projet. Aujourd’hui, des salariés de TÜV en mesurent les émissions, tandis que d’autres réalisent des tests la nuit et le week-end sur les différents matériaux de la centrale.

Se présentant comme un "tiers indépendant et neutre", TÜV est ainsi parvenu à devenir un partenaire quasi incontournable pour les industriels. "Certains équipements, comme les chaudières à vapeur, ont besoin d’inspections régulières : la réglementation impose aux opérateurs de travailler avec un ‘organisme notifié’, que ce soit avec nous ou quelqu’un d’autre, explique Frank Dudley, son porte-parole à l’international. Dans d’autres secteurs, les entreprises viennent nous voir sur la base du volontariat afin d’améliorer leur activité ou leurs process. Nous essayons de les aider à gagner des parts de marché en développant un avantage compétitif."

Numéro un des tests de panneaux solaire

Textiles, jouets, nourriture ou encore dispositifs médicaux… l’Allemand s’est progressivement diversifié, s’intéressant aussi à la certification de produits. Les tests qu’il réalise dans ses laboratoires répartis à travers le monde, qui peuvent s’accompagner d’inspections de site, lui assurent désormais un quart de ses revenus.

Au sein de son siège de Cologne, où travaillent 2 000 personnes, il a ainsi monté un incroyable laboratoire de 2 000 mètres carré (où il a récemment réinvesti 10 millions d’euros) pour certifier les panneaux solaires, sensés résister durant vingt-cinq ans aux conditions climatiques. 25% des produits échouent d’ailleurs aux "tortures" mises au point par 70 chercheurs en R&D : des modules associant tests d’âge, de performance et d’isolation, des dispositifs simulant la puissance du vent, le poids de la neige ou des conditions tropicales, et enfin des chambres noires pour mesurer la dégradation de la puissance. Un savoir-faire qui a fait de TÜV le premier testeur mondial de l’industrie solaire, assure-t-il. En travaillant pour 500 fabricants du monde entier, dont une part croissante d’asiatiques.

En Allemagne, c’est dans le contrôle technique automobile qu’il est incontournable. Car TÜV tire 22% de ses revenus dans la mobilité, inspectant aussi bien les véhicules que les candidats au permis de conduire. Et ne manque pas de nouveaux projets. Avec la TÜV Académie, il prodigue désormais conseils aux entreprises et formations. Mais il s’est aussi lancé dans la certification de technologies vertes, ou encore le management de la santé et de la sécurité au travail. Et, en dépit de l’affaire PIP, TÜV ne compte pas s’arrêter là.

Gaëlle Fleitour

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