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L'Usine Agro

Qui est François de Rugy, le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire?

Simon Chodorge , , , ,

Publié le , mis à jour le 04/09/2018 À 13H56

Portrait [ACTUALISE] Mardi 4 septembre, François de Rugy a été nommé ministre de la Transition écologique et solidaire pour prendre la succession de Nicolas Hulot. François de Rugy était l'actuel président de l'Assemblée nationale.

Qui est François de Rugy, le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire?
Le président de l'Assemblée Nationale François de Rugy devient le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire.
© Assemblée Nationale

François de Rugy sera le remplaçant de Nicolas Hulot. Le mardi 4 septembre, dans le cadre d'un remaniement ministériel, l'Elysée a annoncé le nom du nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire.

François de Rugy était le président de l’Assemblée nationale depuis le 27 juin 2017. Membre du groupe écologiste dans un premier temps, il a coprésidé ce groupe à l’Assemblée nationale entre 2012 et 2015 puis en 2016. Après avoir rejoint le groupe socialiste en 2016, l'homme politique avait candidaté à la primaire socialiste avant l'élection présidentielle de 2017. Il sort perdant de cette élection avec 3,88% des suffrages puis il contredit sa promesse de soutenir le candidat socialiste pour appuyer Emmanuel Macron et rejoindre La République en Marche.

Au même titre que Nicolas Hulot, François de Rugy s'était opposé au ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, en prônant une éventuelle interdiction du glyphosate dans le cadre de la loi Alimentation. Ce dernier a finalement préféré promettre une loi sur l'interdiction de ce pesticide controversé si aucun accord n'est trouvé entre les différentes parties d'ici à 2021. "Je pense que, en effet, il y aurait eu un message plus clair. On dit qu'on veut interdire le glyphosate, on fait une loi sur l'agriculture et l'alimentation, on le met dans la loi, c'est vrai que ça relève du bon sens pour beaucoup de Français", déclarait alors le président La République en Marche de l'Assemblée nationale, déçu.

Après la démission surprise de Nicolas Hulot le 28 août, les rumeurs allaient bon train sur le potentiel remplaçant de Nicolas Hulot. Parmi les personnalités pressenties se trouvaient Pascal Canfin (directeur général du WWF France), Ségolène Royal (ambassadrice chargée des négociations internationales relatives aux pôles arctique et antarctique), Laurence Tubiana (ex-négociatrice pour la France lors de la COP21), Sébastien Lecornu (secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot) ou encore Barbara Pompili (députée LREM de la Somme).

Les dossiers industriels sur lesquels François de Rugy s'est engagé

Lorsqu'il co-présidait le groupe écologiste de l'Assemblée nationale, François de Rugy avait pris position sur plusieurs dossiers liés à l'industrie.

En avril 2013, avant l'adoption de la loi de transparence de la vie publique, nous l'interrogions sur la place des industriels dans ce texte qui interdit le cumul du mandat de parlementaire avec l'exercice de certaines activités professionnelles pour éviter les conflits d’intérêts. Rapporteur de cette loi, il suggérait alors aux industriels disposant d'une place dirigeante au sein d'une entreprise, de "faire un choix".

En décembre 2013, avec quelques élus de l'UMP (ex-Les Républicains), les députés verts et du Front de gauche tentaient de saisir le Conseil constitutionnel après le vote de la Loi de programmation militaire. "Pourtant, cette disposition qui fait débat avait suscité des interrogations fortes, au delà des frontières politiques", avaient souligné dans un communiqué Barbara Pompili et François de Rugy.

En décembre 2012, avec dix autres députés Verts, François de Rugy avait rédigé une proposition de loi pour interdire l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels au-delà de l'interdiction de la fracturation hydraulique déjà décidée par le gouvernement Ayrault.

Enfin, en mars 2011, le député écologiste s'était indigné contre une lettre du PDG d'EDF envoyée à ses salariés. Dans ce message, Henri Proglio appelait ses employés à se "mobiliser" en faveur de l'industrie nucléaire en rassurant leur entourage. "Que le président d'une société détenue à 85% par l'Etat tente de faire de ses collaborateurs les agents d'un lobby est incompatible avec la neutralité que l'on est en droit d'attendre d'une entreprise qui exerce des missions de service public", estimait alors François de Rugy.

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