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L'Usine Auto

Qui est Faraday Future, le constructeur qui veut concurrencer Tesla ?

Marine Protais , ,

Publié le

Tesla n'est plus le seul à vouloir révolutionner l'automobile. La start-up californienne Faraday Future ambitionne de "redéfinir la relation entre le pilote et son véhicule". Elle a présenté son premier prototype lundi 4 janvier, deux jours avant le CES, le salon de l'électronique grand public de Las Vegas.

Un véhicule aux allures de Batmobile a agité la toile la semaine dernière jusqu'à son dévoilement lundi 4 janvier au CES, le salon de l'électronique de Las Vegas. La FFZERO1 de la start-up américaine Faraday Future. Sur sa vidéo de présentation, la voiture de sport électrique de plus de 1 000 chevaux s'élance sur un circuit de course, sur fond de musique inquiétante. Le pilote, dont le visage est protégé par un épais casque noir, contrôle son bolide grâce à l'écran tactile de son smartphone. Dans le ciel noir, apparaît le logo minimaliste de Faraday Future.

"Une voiture munie d'un sixième sens"

Cette société créée en mai 2014 basée à Los Angeles souhaite développer des voitures "munies d'un sixième sens", capables d'anticiper les intuitions du conducteur. Faraday Future se targue même de vouloir "redéfinir les relations entre le pilote et son véhicule."

Une voiture intelligente… et rapide. Selon la société, le premier prototype pourrait rouler à plus de 200 miles par heure (322 km/h) et pourrait atteindre les 60 miles par heure (96,5 km/h) en moins de 3 secondes. L'entreprise vante également les mérites de la plate-forme modulaire de son concept car, qui peut être utilisée sur n'importe quel véhicule. Mais ce système est déjà pratiqué par d'autres constructeurs afin de réduire les coûts de production, comme l'EMP2 de PSA.

Derrière l'approche très conceptuelle de la start-up, se cache une ambition commerciale. "Les premiers modèles qui seront vendus, d'ici deux ans, emprunteront quelques lignes futuristes au prototype mais ne seront pas aussi extrêmes", a prévenu Nick Samson, le vice-président de l'entreprise californienne, lors de la présentation de FFZERO1 au CES.

Un positionnement flou

Faraday Future apparaît comme un constructeur automobile rival de Tesla, bien qu'il considère la société d'Elon Musk comme "une alliée". L'entreprise ne se définit pas tout à fait comme un industriel, mais davantage comme une "entreprise technologique". Elle doit d'ailleurs son développement grande vitesse à l'entreprise chinoise LeTV (Leshi Internet Information & Technology), un site de vidéos sur internet équivalent à Netflix.

"Notre partenariat avec LeTV montre que nous envisageons la voiture comme une plate-forme, bientôt elle sera autonome, et les gens auront besoin de s'occuper", a déclaré Nick Samson.

Bientôt plus de 4 000 salariés ?

L'entreprise emploie déjà 750 personnes, recrutées en grande partie chez d'autres constructeurs comme Tesla et BMW, et ne compte pas s'arrêter là. Elle a investi 1,4 milliard de dollars dans une nouvelle usine au nord de Las Vegas, qui ouvrira ses portes d'ici quelques semaines, avec à la clef la création de 4 500 emplois.

Un beau programme qui laisse, pour l'heure, le secteur automobile dubitatif, puisque FFZERO1, malgré son allure ultra futuriste, ne propose pas de technologies inédites.

Marine Protais

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