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L'Usine Agro

Qui est Antelliq, pépite française croquée 3,25 milliards d'euros par la big pharma Merck&Co

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Publié le , mis à jour le 14/12/2018 À 17H01

Le laboratoire pharmaceutique américain Merck&Co a annoncé vendredi 13 décembre le rachat du groupe français Antelliq, spécialiste de produits d'identification numérique pour animaux pour 3,25 milliards d'euros. Une opération destinée à renforcer ses activités de santé animale dans le segment le plus dynamique de ce marché.

Qui est Antelliq, pépite française croquée 3,25 milliards d'euros par la big pharma Merck&Co
Le français Antelliq, spécialiste de produits d'identification numérique pour animaux, a été croqué par l'américain Merck.
© Fotolia

Merck a cassé sa tirelire pour une pépite française de la santé animale. Vendredi 13 décembre, la big pharma américaine a annoncé le rachat pour 3,25 milliards d'euros d'Antelliq, spécialiste de produits d'identification numérique pour animaux. Antelliq sera une filiale à part entière et gérée séparément au sein de la division Merck Animal Health, précise le groupe dans un communiqué.

Merck&Co indique qu'il versera 2,1 milliards d'euros en numéraire et prendra en charge la dette de 1,15 milliard d'euros de l'entreprise, qu'il compte rembourser peu de temps après la finalisation de l'opération, attendue au 2e trimestre 2019. A la différence de son concurrent Eli Lilly, qui a scindé ses activités santé animale, Merck & Co a fait le choix de les conserver.

Antelliq, dont l'actionnaire principal actuel est la société de capital-investissement BC Partners, est spécialisé dans les solutions numériques d'identification, de traçabilité et de surveillance des animaux. Son ambition? "créer des moyens plus intelligents de soigner les animaux en raison de l'impact de plus en plus critique des actions humaines sur le bien-être des animaux et la planète", indique le français sur son site internet.

Des étiquettes en plastique néo-zélandaises à la crise de la vache folle

L'entreprise est née du rachat, en 1989 par la société française SFII - qui anticipait alors l’intérêt croissant, notamment en Europe, pour l’identification des animaux - d'Allflex, fabricant néo-zélandais depuis 1955 d'étiquettes d'oreilles en plastique souple pour identifier le bétail de manière plus fiable et efficace, au réseau de distributeurs développé en Australie, aux États-Unis et en Europe.

En 1997, la crise de la vache folle fait de la traçabilité "une préoccupation publique, tant pour la sécurité alimentaire que pour le bien-être des animaux", relate l'entreprise. Allflex lance alors une gamme d'étiquettes inviolables hautement sécurisées, conformes aux réglementations européennes strictes en matière de double marquage de tous les veaux nouveau-nés.

Désormais, elle propose des capteurs d'oreille pour aider les éleveurs à suivre et gérer la reproduction, la nutrition, la santé et le bien-être d’une vache ou d’un troupeau. Elle s'est également diversifiée dans les solutions pour animaux de compagnie, activées par micropuce connectée. En 2018, Allflex s'était rebaptisée Antelliq.

La société a réalisé un chiffre d'affaires de 360 millions d'euros sur les 12 mois clos au 30 septembre.

 

avec Reuters (Tamara Mathias à Bangalore; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot)

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