Querelle à gauche sur la politique économique du gouvernement

Martine Aubry a critiqué ouvertement dans un entretien accordé au Journal du Dimanche la politique économique du gouvernement. Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron s'est dit en désaccord avec les conclusions que tire l'ancienne chef de file du PS. Le président François Hollande a quant à lui affirmé le 19 octobre qu'il poursuivrait ses réformes à un rythme accéléré. 

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Querelle à gauche sur la politique économique du gouvernement
Newly appointed French Economy Minister Emmanuel Macron, a 36-year-old ex-Rothschild banker and architect of the president's economic policy, speaks on August 27, 2014 a handover cermony in Paris at the Economy Ministry. AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

La guerre est déclarée à gauche, entre les partisans et les détracteurs de la politique économique mise en œuvre par le gouvernement Valls. "Je demande qu’on réoriente la politique économique", a déclaré dans une interview accordée au Journal du Dimanche l'ancienne patronne du PS, Martine Aubry. Elle détaille son plan de soutien à la croissance qui touche "les ménages et les collectivités locales" et se pose comme chef de file des députés frondeurs.

Emmanuel Macron s'est dit en désaccord avec la maire de Lille au cours de l'émission le Grand jury RTL-LCI-Le Figaro. "J'ai beau respecter la personne, qui est une grande dirigeante, qui a été une grande ministre, je suis en désaccord avec l'analyse et donc avec les conclusions qu'elle en tire". Selon le ministre de l'Economie, la crise est liée à un "manque de compétitivité, une perte du muscle économique français, des marges trop faibles, un manque de mobilité de notre société, un manque de fluidité".

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poursuivre les réformes

Emmanuel Macron a toutefois salué la prise de parole de Martine Aubry : "c'est une bonne chose qu'elle prenne la parole aujourd'hui, car c'est un débat qui doit avoir lieu et qui est normal au sein du parti socialiste". La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a fait de même : "C'est la tradition qu'on s'exprime librement dans le cadre d'un futur congrès", a-t-elle déclaré au micro de BFM TV le 19 octobre. "J'ai toujours été pour la liberté de parole".

Le président de la République François Hollande a quant à lui déclaré qu'il poursuivrait les réformes à un rythme accéléré le 20 octobre, au cours d'une allocution réalisée devant un parterre de patrons étrangers, réunis à l'Elysée pour discuter de l'attractivité de la France. "Les réformes, elles sont continues, elles ont été engagées dès les premiers mois de mon quinquennat et elles se poursuivront à un rythme encore accéléré jusqu'à la fin, parce que la France a besoin de réformes", a-t-il affirmé dans son discours, repris par l'AFP.

Lélia de Matharel

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