Quelles conditions de travail dans l’aéronautique ?

Le secteur aéronautique est très attractif. Beaucoup de jeunes ingénieurs rêvent un jour d’aider à la conception d’avions. Que se cache-t-il réellement derrière une vision fantasmée du secteur ? Charge de travail, management, perspectives de carrière, salaires, stress : quelles y sont les conditions de travail ?

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Quelles conditions de travail dans l’aéronautique ?

EADS est indétrônable. Et les autres grands groupes français du secteur de l’aéronautique se portent aussi très bien. Dans la 11 e édition du classement Universum sur les entreprises les plus attractives auprès des jeunes diplômés des grandes écoles d’ingénieurs, les groupes du secteur aéronautique trustent le top 10. EADS reçoit, pour la 7 e année consécutive, le titre d’employeur idéal. Thalès lui emboîte le pas et décroche la 2 e place du podium, suivi à la 6 e place par Dassault aviation. Pas de doute, l’aérospatial est vendeur. Il fait toujours rêver. Mais derrière le fantasme, qu’en est-il réellement de ces employeurs idéaux ? Fait-il bon de travailler dans l’aérospatial ?

94 % des effectifs en CDI

Au regard des chiffres avancés dans l’étude du Céreq sur " L’évolution de l’emploi et des qualifications dans la construction aéronautique et spatial ", les conditions de travail sont plutôt bonnes et justifieraient cette attirance pour le secteur. Les salaires en moyenne sont plus élevés qu’ailleurs. 94 % des effectifs sont en CDI. Et le taux d’accès à la formation concerne 48,2 % des effectifs contre 40, 3 % des salariés dans la métallurgie.

L’aérospatial est-il un microcosme dans lequel les patrons n’aspirent qu’au bien-être de leurs salariés ? Oui car ils n’ont pas tellement le choix. L’aérospatial est un secteur considéré comme stratégique à la fois sur le plan économique, technologique ou militaire. " Il s’agit de se doter d’un appareil de production apte à relever les défis à venir. De ce point de vue, la qualité de la main-d’œuvre et les modes d’organisation des entreprises (en conception, en production, en maintenance et en commercialisation) deviennent comme une variable stratégique ", analyse le Céreq.

Les cadres comptent ainsi pour 27,2 % des effectifs dans le secteur, dont 24 % d’ingénieur ou de cadres technicien. Les ouvriers peu qualifiés à l’inverse pèsent peu : 2,8 % des effectifs, alors qu’ils représentent 17,2 % des effectifs dans la métallurgie. La main-d’œuvre est aussi très qualifiée : 20 % des salariés ont un diplôme de 2 e ou 3 e cycle. Une main-d’œuvre qualifiée, la nécessité de la fidéliser, d’innover expliquent ainsi ces bons chiffres.

Grands groupes, grandes opportunités

A cela s’ajoute une autre spécificité du secteur et qui profitent largement aux salariés. Le tissu industriel dans l’aérospatial est principalement composé de grands groupes. Les entreprises de 500 salariés ou plus captent 86 % des effectifs. Plus l’entreprise est grande et plus les opportunités de carrière sont intéressantes. Un argument que ne manque pas de mettre en valeurs les grands groupes français. " Le parcours d’intégration, le travail en ‘plateau multi-métiers’, un plan de formation personnalisé et spécifiques aux besoins, les forums techniques organisés par nos sites, les conférences techniques internes sont quelques exemples des dispositions qui favorisent la progression dans un domaine donné ou l’évolution vers un autre domaine ", affiche sur son site internet Dassault Aviation. Safran, de son côté, avance que le groupe " est présent dans 50 pays et vous offre la possibilité de réaliser une partie de votre parcours à l’international. Cette mobilité et l’expérience acquise sont valorisés dans votre parcours ", ajoute l’entreprise. Bref, les grands groupes ne manquent pas de souligner qu’ils ont les moyens de l’ambition des collaborateurs.

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