Quelle nouvelle donne industrielle pour Tripoli

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Quelle nouvelle donne industrielle pour Tripoli

Après le renversement du régime du colonel Kadhafi, il faudra attendre plusieurs semaines avant que le pays puisse reprendre ses exportations de pétrole. Reste que les entreprises du Royaume-Uni et de France, les deux pays ayant pris une part prépondérante dans l'aide aux insurgés, pourraient tirer leur épingle du nouveau jeu politique.

Il ne s'agirait pas de favoriser les deux pays, mais de les "rembourser" de leur frais à travers des concessions pétrolières… à la manière dont l'Arabie Saoudite avait ouvert des marchés aux Américains après la première guerre du Golfe.

"La Libye est un pays prometteur pour le développement industriel", estime pour sa part Luis Martinez, directeur de recherche au Ceri-Sciences Po. Le chercheur prévoit une importante demande de formation technique pour le pays, qui compte sur un taux d’alphabétisation supérieur à 90%, et peut désormais espérer mener de grands projets d’infrastructures et de construction de complexes industriels pétrochimiques. Au-delà de la simple extraction du pétrole, sur laquelle le régime du colonel Kadhafi avait basé sa rente. Quant aux contrats que les industriels français avaient passé sous l’ancien régime, peu de chances qu’ils soient rompus, estime l’expert. Les indemnités de devrait verser Tripoli seraient trop dissuasives.

Des contrats gaziers sous l’œil du juge en Ukraine
Nouvel épisode obscur dans la longue liste des événements émaillant la « guerre du gaz » entre la Russie et l’Ukraine. L'opposante ukrainienne Ioulia Timochenko, incarcérée depuis le 5 août, souffrirait d'une mystérieuse maladie. Elle est jugée depuis le 24 juin pour avoir outrepassé ses pouvoirs de premier ministre en 2009 en autorisant, sans l'approbation du gouvernement, la signature de contrats sur l'importation de gaz russe à un prix trop élevé et donc très désavantageux pour Kiev. L'opposante dénonce ces poursuites comme une répression politique orchestrée selon elle par son adversaire, le président Viktor Ianoukovitch.

Les scandales industriels de corruption fustigés par le « nouveau Gandhi » en Inde
Anna Hazare a remporté une manche dans sa lutte pour pousser le gouvernement indien à adopter une législation anti-corruption plus restrictive. Un combat dans lequel il s’est engagé suite à la "saison à scandales" qui vient de s’écouler en Inde. A l'instar du vol présumé de milliards de dollars par les responsables des Jeux du Commonwealth en 2010 à New Delhi, ou des 40 milliards de dollars américains (environ 27,7 milliards d'euros) de revenus envolés dans la vente douteuse des licences de télécommunication 2G. L’homme vient d'être libéré ce vendredi.

Après avoir tenté l’épreuve de force de l’emprisonnement pour l’empêcher de se mettre en grève de la faim et en effet, le gouvernement de Manmohan Singh a dû céder. Sous la pression de la foule. Ce militant inspire des milliers de personnes qui convergent lors de mobilisations dans la rue, et exigent du gouvernement de combattre ce fléau.

Principal point d’accrochage entre le militant, qui cultive sa ressemblance avec Gandhi, et les autorités, la création d’une nouvelle autorité anti-corruption. Le gouvernement veut protéger des enquêtes la justice, le premier ministre et les députés en exercice. Le mouvement d'Anna Hazare refuse toute exemption. Les associations financées par l'argent public pourront faire l'objet de poursuites. Quant aux sanctions, le gouvernement veut limiter la peine encourue à sept ans de prison. Le mouvement d'Anna Hazare prône la perpétuité et souhaite qu'une entreprise reconnue coupable soit condamnée à une amende représentant cinq fois le montant du pot-de-vin. Le dirigeant sanctionné doit être interdit de contact avec tous les représentants de l'administration.

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